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La crise sanitaire n’a pas freiné le recours au crédit
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La crise sanitaire n’a pas freiné le recours au crédit
L’épidémie de chikungunya n’a pas entraîné une diminution marquée de la demande de financement bancaire. C’est en tout cas ce que révèle l’Iedom dans sa dernière lettre mensuelle : l’encours total des concours consentis par les établissements de crédit installés dans le département s’élève à 9,3 milliards d’euros, en légère hausse de 0,5 %.
Cette stabilité observée au premier trimestre n’est pas spécifique à 2006, l’Institut d’émission ayant déjà observé ce type d’évolution au cours des deux années précédentes. Reste que les effets de la crise sanitaire sur la solvabilité des ménages n’est peut-être pas aussi neutre qu’on ne le croit.
Entre janvier et mars 2006, l’Iedom a constaté une hausse sensible des comptes débiteurs ordinaires (+ 57,1 % par rapport au même trimestre de l’année 2005) alors que les créances commerciales accusaient parallèlement une baisse de 3,1 % sur le même intervalle.
Selon les conjoncturistes, ces évolutions relaient la thèse d’un ralentissement de l’activité des entreprises et d’une tension sur les situations de trésorerie. Deux variations atypiques interprétées comme des conséquences potentielles de l’épidémie et de la tempête tropicale Diwa qui s’est abattue sur l’île en début d’année.
Dans ce contexte, la croissance des crédits à l’habitat (+ 19,8 % en glissement annuel) constitue la seule vraie bonne nouvelle d’un point de vue macroéconomique. Cela signifie que l’immobilier domestique demeure toujours une priorité pour les ménages même si ceux-ci doivent plus que jamais procéder à des arbitrages budgétaires.
<B>F.C.</B>
<B>Le piton de la Fournaise au programme</B>
Dès la prochaine rentrée, la faculté des sciences de Saint-Denis dispensera un nouvel enseignement. Le parcours sciences de la terre et de l’atmosphère proposera un master “géosphère”. Particularité de ce diplôme : l’option magma et volcan.
“Le volcan est un objet géologique sur lequel nous vivons”, explique Laurent Michon, enseignant chercheur du laboratoire sciences de la terre de la faculté des sciences de Saint-Denis.
“Nous sommes la seule université française qui en plus d’enseigner la volcanologie, peut étudier un volcan encore actif.” C’est dans cette optique qu’avec d’autres professeurs il met en place le master “géosphère”. “Ce diplôme propose trois options, dont ‘magma et volcan’”, continue-t-il.
Chacun des enseignants ayant sa spécialité, toutes les disciplines des sciences de la terre et de l’atmosphère sont appliquées aux objets d’études que sont le piton des Neiges et de la Fournaise. Les cours sur le volcan en eux-mêmes ne sont pas nouveaux. Dès la troisième année de licence, un module d’enseignement en volcanologie est dispensé.
Le master permet aux étudiants d’approfondir leurs connaissances et éventuellement de se spécialiser en volcanologie. D’ailleurs, pour qu’ils aient des compétences complètes, un semestre de la deuxième année de master se déroule à l’université de Clermont-Ferrand, et ils peuvent effectuer leur six mois de stage à la Réunion ou dans un autre pays.Une fois le diplôme en poche, les débouchés sont divers ; l’enseignement et la recherche entre-autres.
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