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Mises illégales de Rs 200 000 par joueur et par journée
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Mises illégales de Rs 200 000 par joueur et par journée
Explosif ! Tel est le terme utilisé ces derniers jours dans les milieux de l?enquête à propos du contenu des cédéroms saisis chez les bookmakers Farook et Ryad Joomun. Certaines personnalités du pays, dont des membres du barreau, des politiciens, des fonctionnaires et même des citoyens au-dessus de tout soupçon, seraient concernés par des paris illégaux sur des courses hippiques. Les motifs principaux de ces agissements seraient l?évasion fiscale et la dissimulation de fonds importants de provenance non déterminée.
Dès lundi, les agents du département de la technologie informatique de la police commenceront le décryptage des cédéroms. L?exercice s?avère délicat : le contenu de trois des dix cédéroms saisis par l?Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu) a été rendu illisible en raison de la présence de virus et de codes secrets. Toutes précautions sont prises pour avoir accès aux informations qui, outre le nom des joueurs, renseigneraient sur les sommes d?argent en jeu au cours d?une seule journée au Champ de Mars.
Les fonds misés seraient très importants, révèlent les premiers éléments de l?enquête en cours. Les parieurs devront expliquer la provenance des fonds placés, soit entre Rs 200 000 et Rs 300 000 pour une seule journée de courses. Ces montants seraient incompatibles avec leur profil social. Ni leurs salaires, ni leurs revenus en temps qu?entrepreneurs ne permettraient de tels engagements.
Vérifier les appels
Les enquêteurs travaillent aussi sur un autre aspect du dossier. Il s?agit des appels téléphoniques faits et reçus par les bookmakers. Une demande sera faite en cour pour obtenir l?autorisation de vérifier ces appels. Il est prévu que cette vérification sera faite dans une quinzaine de jours.
?C?est là que tout va se jouer. Ce sera très difficile pour les personnes, incluses de hautes personnalités, dont les noms figurent sur les cédéroms de venir dire qu?il y eu un coup monté contre eux?, devait préciser un homme de loi qui suit de très près ce dossier. Les cédéroms sont sous scellés et sous haute surveillance au bureau de l?Adsu à Port-Louis.
Si, pour l?heure, aucune arrestation ni interrogatoire ne sont prévues, le décryptage d?un des cédéroms a déjà fait une ?victime?, psychologiquement parlant. Il s?agit d?un ministre qui ne s?explique pas que son nom figure sur la liste du bookmaker. Il a affirmé à ses plus proches amis et collègues qu?il n?a non seulement jamais misé un seul sou aux courses, mais qu?il n?a jamais parié sur quoi que ce soit. La thèse d?un complot est évoquée, dont le but serait la déstabilisation du gouvernement.
La surprise est également de taille en ce qui concerne les noms des membres du barreau cités dans le cédérom décrypté. Leur autorité morale est reconnue dans la société mauricienne.
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