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Passé à tabac par des noctambules
Il se rendait à bord de son camion le dimanche 25 juin dans un hôtel de Flic-en-Flac pour récupérer des ordures. Jocelyn L?Entêté, un quinquagénaire employé comme chauffeur de poids lourd pour la compagnie Atics, n?oubliera pas de sitôt ce matin où, après avoir eu un banal accident, il a été agressé par un groupe de jeunes qui sortaient d?une boîte de nuit à Flic-en-Flac. Ces derniers circulaient à bord d?un 4x4 de couleur grise.
Après l?avoir roué de coups, ses agresseurs l?ont abandonné sur l?asphalte avant de prendre la fuite. Jocelyn, saignant abondamment du visage, a tout juste eu le temps de relever la plaque d?immatriculation de ses assaillants.
Après cette agression, il a été admis pendant une nuit à l?hôpital de Candos. Il a finalement pu regagner son domicile le lendemain après-midi.
Dimanche matin, Jocelyn quitte sa maison à Camp-Levieux vers 3 h 30 pour aller récupérer trois éboueurs à Trèfles et à Cité Barkly. « D?habitude, je garde le camion avec moi car je dois arriver vers 4 h 30 dans un hôtel pour ramasser les ordures », nous raconte-t-il.
En arrivant à la hauteur de la MCB, Jocelyn remarque un véhicule qui vient en sens inverse et qui zigzague sur la route. « Letan mo finn trouv sa, mo finn komans ralenti et ser dan mo gauche. Finalement, 4X4 la finn frol avec flanc mo kamion et li finn kontinie roule. » Il décide de laisser son camion sur place avec les éboueurs et d?aller rapporter l?accident au poste de police qui se situe à environ 300 mètres. À cette heure, la rue est déserte.
Jocelyn, pressant le pas, entend le bruit d?un moteur derrière lui. Lorsqu?il se retourne, il voit le véhicule qui avait heurté son camion. « Bann zenes la finn desann, zot finn koste avek moi et ler la zot finn komans batt moi. » Jocelyn est alors roué de coups pendant environ dix minutes. Un véhicule qui passe à côté d?eux ralentit? avant de continuer sa route. « Je me souviens avoir entendu la voix d?une fille qui leur disait d?arrêter de me frapper et que mes agresseurs étaient environ cinq. Il y avait deux jeunes filles à bord du véhicule », confie l?infortuné.
Après son agression, Jocelyn se rend au poste de police « J?ai dû aller récupérer mon camion et contacter la compagnie. Pendant que je consignais ma déposition, un autre collègue est venu récupérer le véhicule au poste. » Jocelyn ne sera pas au bout de ses peines. Il devra se rendre à l?hopital en autobus car les policiers l?informent qu?ils n?ont toujours pas de véhicule. « Mo finn ale mo lakaz et lerla mo fine ariv lopital vers 11 heures. Mo finn admett dans lapre midi parski mo pe gaign douler lor mo lekor. »
Jocelyn nous confie que depuis cette agression, il ne s?est toujours pas remis de ses blessures. Il s?est rendu de nouveau à l?hôpital jeudi car il saignait constamment du nez. Il se demande pourquoi ses assaillants n?ont toujours pas été arrêtés. Contacté au téléphone, un policier de service nous affirme qu?aucune arrestation n?a eu lieu concernant cette agression.
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