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Le mythe France-Brésil
À la veille des quarts de finale, les spéculations vont bon train. Si le choc Allemagne-Argentine (demain) monopolisait les débats depuis samedi soir, c’est France-Brésil qui l’a désormais supplanté.
Après “la Coupe du monde de la fatigue” en Corée du Sud et au Japon en 2002, lorsque les petites nations comme la Corée du Sud et la Turquie avaient joué les trouble-fêtes, les grandes équipes ont remis les pendules à l’heure dans ce Mondial 2006, comme prévu.
Six des huit formations engagées en quart de finale ont remporté au moins une fois la Coupe du monde : Brésil (5), Allemagne (3), Italie (3), Argentine (2), Angleterre (1) et France (1). Pas de place pour les petits. Merci qui ? L’arbitre tiens! Quant au Portugal et surtout l’Ukraine (première participation), ils font figure d’outsiders dans la course au titre.
Au rang des équipes les plus décriées, on retrouve l’Italie. Pourtant c’est elle qui a fait le jeu contre l’Australie et, malgré sa maîtrise légendaire de la comedia del arte, elle a appliqué le b.a. - ba du football : mettre la balle au fond quand il le faut ! Contrairement à des Espagnols qui font 50 passes au milieu du terrain pour amuser la galerie et qui se font toujours éliminer avant les demi-finales…
À bien voir, la vraie surprise des huitièmes de finale c’est… la France ! Traités de vieux “Schnocks” et donnés mourants après leurs deux premiers matches dans le Mondial 2006, ils furent lynchés par les meilleures plumes du monde. Avant de renaître de leurs cendres ce mardi tel le phénix en corrigeant l’insolente et arrogante Espagne 3-1…
Depuis, de Copa Cabana aux Champs- Elysées, un grand frisson parcourt l’échine des supporters avant les magnifiques retrouvailles de samedi entre la France et le Brésil. Les deux derniers champions du monde salivent tous les deux de se revoir pour un tête-à-tête langoureux au coin du feu.
Après Mexico 1986 à Guadalajara et France 1998 au stade de France, voici venue l’heure de la Weltermeisterschaft 2006 (Mondial en Allemand) à Francfort. Le mythe n’a jamais déçu en Coupe du monde, produisant toujours des opus exceptionnels.
“Un France-Brésil en Coupe du monde, c’est le rêve de n’importe quel footballeur”, déclarait Fabien Barthez, mardi soir. “Ce n’est que du bonheur, il n’y a vraiment pas de quoi se mettre la pression. Il faut vivre ça avec la passion qu’on a.” Justement, Ronaldo rêve d’exorciser les démons de 98 et Zidane de refaire le coup du “et un, et deux, et trois zéro”. Vivement samedi…
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