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Pas d’appel d’offres pour le lait distribué dans les prisons
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Pas d’appel d’offres pour le lait distribué dans les prisons
En finir avec le gaspillage des fonds publics et obtenir un meilleur deal… C’est ce qui incite le gouvernement à revoir la procédure d’approvisionnement du lait en poudre utilisé dans les hôpitaux, les prisons, la force policière et d’autres secteurs de la fonction publique. Les autorités, via la State Trading Corporation (STC), devraient mettre un terme aux appels d’offres pour l’achat en vrac du lait et s’approvisionner directement de l’étranger.
Une marque aurait la cote auprès des autorités, selon des milieux proches de l’Hôtel du gouvernement et du ministère de la Santé. Il s’agit d’Amul, très utilisé dans certains ministère et dont l’utilisation serait étendue à presque tous les départements de la fonction publique.
Mais le lait qu’envisagent d’acheter les autorités est surtout destiné aux hôpitaux où il est proposé tant aux malades qu’au personnel tombant sous la responsabilité du ministère de la Santé. Il est aussi question de le servir dans les prisons et à la police.
Cette démarche du gouvernement vise avant tout à freiner le gaspillage dans ces différents secteurs. Du même coup, expliquent certains dans les milieux concernés, elle entend donner un coup de pouce à la STC. Cet organisme parapublic qui importe ce lait de qualité de l’Inde éprouverait des difficultés à l’écouler sur le marché local.
Conscientes de la situation, les autorités passent à la loupe toutes les dépenses en matière d’achat de lait et, selon certaines informations disponibles, elles ne se presseraient pas à prendre livraison des commandes placées depuis fin 2005. Ainsi, l’inquiétude a commencé à s’installer du côté d’une compagnie qui a décroché un contrat de 85 tonnes de lait en poudre pour les hôpitaux en décembre 2005, et qui a déjà livré 60 tonnes durant les derniers mois. Car le ministère de la Santé, qui aurait dû prendre livraison depuis le mois d’avril du reste de la cargaison en provenance de l’Australie, n’a toujours pas donné signe de vie. Or, disent les gérants, le stock doit partir au 30 juin, d’autant que ce lait doit être consommé avant la fin de 2006.
Toutefois, selon des informations disponibles, des négociations seraient en cours pour que ni le ministère de la Santé, ni cette entreprise ne soit perdante dans cette affaire. Malgré une baisse considérable du prix du lait Amul – il se vendait à Rs 93 le sachet d’un kilo pour être ensuite ramené autour de Rs 73 – les ventes, disent les principaux responsables des boutiques, supermarchés et hypermarchés de l’île, n’ont toujours pas décollé. Un constat qui est valable tant pour les régions rurales qu’urbaines.
Un des importateurs du lait australien, néo-zélandais et européen estime que ce lent décollage est dû à deux facteurs : les Mauriciens, dit-il, sont, d’une part, peu habitués au goût du lait Amul. Et d’autre part, il met surtout en cause l’absence d’une campagne de marketing agressive.
Quoi qu’il en soit, précise un autre importateur, c’est en raison de la faiblesse commerciale du lait Amul sur le marché local que le gouvernement a dû revoir sensiblement à la hausse la marge de profit des autres marques de lait en compétition avec le lait Amul.
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