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Biodiversité : Marc Ravalomanana s’engage
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Biodiversité : Marc Ravalomanana s’engage
Le chef de l’État malgache n’a pas prêché dans le désert. La tenue de la conférence internationale pour la conservation de la biodiversité, à Antananarivo au Hilton Madagascar, confirme que la communauté internationale a répondu à l’appel du président Marc Ravalomanana, en septembre 2005, de soutenir l’initiative malgache d’œuvrer davantage pour l’environnement.“Notre défi est de multiplier par trois la surface des aires protégées de notre pays” a-t-il réitéré en ouvrant ce symposium. “À cette époque, j’ai émis le souhait de voir Madagascar accueillir une réunion internationale de haut niveau, portant sur la protection de l’environnement”, a encore souligné le président. “Mes rencontres successives avec le président de Conservation international (CI), Russ A. Mittermeier et le sécretaire général des Nations-unies, Kofi Annan, lors de leur passage à Antananarivo, nous a permis de bénéficier de cette opportunité, pour concrétiser ce défi”, a-t-il ajouté.
Rappelant le thème de ce troisième Global symposium de C dont les deux premiers se sont déroulés aux États-Unis, le chef de l’État a tenu à recommander aux acteurs de l’environnement de ne jamais négliger l’aspect humain de la conservation. Cette conférence qui a débuté mardi, va durer jusqu’à samedi.
Le thème de cette session, Faire face au déclin de la nature, le contexte africain, reflète la réalité malgache où la pression démographique ainsi que la tradition ont des effets néfastes sur la biodiversité. Selon lui toujours, le dicton malgache “Rahoviana vao ho lany ny ala atsinanana”, pour indiquer que la côte Est de la Grande île dispose d’une ressource forestière inépuisable, n’est plus fondé.
Ce constat du chef de l’État a été soutenu par tous ceux qui ont pris la parole à cette cérémonie d’ouverture dont, entre autres, le vice-président de la République de Botswana et membre de conseil d’administration de CI, Ian Khama, le ministre de la Pêche et de l’Environnement de la Guinée équatoriale. Les visiteurs ont été tous persuadés que l’Afrique a besoin de l’appui de la communauté internationale dans la préservation de l’environnement.
“Beaucoup d’eux figurent sur la liste des pays considérés comme hot spots, mais la pauvreté et le retard ne leur permettent pas d’en profiter. Il faut qu’ils puissent en profiter pour leur permettre de lutter contre la pauvreté”, a avancé le président de la République du Liberia qui est intervenu par vidéoconférence à cette cérémonie. “C’est la raison même de cette rencontre internationale”, rappelle le président de CI, en énumérant le contenu du programme à aborder durant ces cinq jours. Le symposium présentera les derniers résultats des recherches, mettant en synergie l’environnement, la pauvreté et la santé, ainsi que les nouvelles stratégies sur la gestion des ressources naturelles et la gouvernance pour obtenir le maximum de bénéfices des ressources naturelles.
L’express de madagascar</I>
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