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Le pari de l’école modèle
Naden Veerasamy, le nouveau maître d’école de l’établissement scolaire Sir Robert Edward Hart, à Surinam, a autour de lui Noorena Boouten, Angelo Samuel et quelques autres enfants. Il leur explique le symbolisme des quatre couleurs de notre drapeau national. “Nous sommes appelés à vivre unis chaque jour qui passe avec nos voisins et nos camardes et pas seulement avant ou après la fête de l’indépendance”, martèle t-il.
A peine cette phrase terminée, il dresse toute une liste de problèmes auxquels il compte s’attaquer pour réduire l’échec scolaire, l’absentéisme et les cas d’indiscipline qui, dans une grande mesure, sont étroitement liés aux conditions de vie difficiles de ces enfants
Pour y parvenir, le maître d’école ne se contente pas de rester enfermé dans son bureau jusqu’à ce que sonne la cloche du départ. Il est descendu sur le terrain la semaine dernière pour aller rencontrer des parents dont les enfants s’absentent régulièrement ou qui font preuve d’indiscipline. Qu’est-ce qui le pousse à agir ainsi ?. “C’est la misère de certains élèves qui viennent d’une localité particulière. Comme notre personnel et les parents d’élèves sont très motivés, nous avons cru utile de nous serrer les coudes pour trouver des solutions”, dit-il en faisant appel à Bioculture Limitée, située à Rivière-des-Anguilles et gérée par la famille Griffiths.
“Il existe des cas genuine où des familles ne peuvent rien faire sans l’appui des autres”. Ces familles doivent être encadrées pour que leurs enfants retournent à l’école.
Pour rétablir la discipline, le maître d’école n’y va pas de main morte : chaque classe sera“surveillée” par un élève désigné pour cette tâche. Selon Naden, cette démarche commence déjà à donner des résultats positifs.
Encadrement</B>
Outre les efforts pour l’encadrement des enfants, le personnel enseignant de l’école Robert Edward Hart, ne lésine pas sur les moyens pour rehausser le niveau académique et développer leurs talents à travers le sport.
La rénovation complète d’une salle de classe pour en faire une bibliothèque, enrichie par l’apport de nouveaux livres (offerts par Bioculture ), va dans ce sens.
“ Nous essayons de leur inculquer le goût de la lecture”, explique le maître d’école.
En ce qui ce concerne le sport, il se dit très surpris de voir évoluer les élèves sur le terrain, situé à l’arrière de l’école. Ce terrain a été aménagé, depuis peu, en un terrain de foot. “Il suffit de créer des espaces appropriés pour qu’ils fassent des prouesses”, dit Naden, admiratif.
D’où la mobilisation du caretaker pour donner une couche de peinture dans une salle de classe abandonnée pour la convertir en un laboratoire de science.
Pour que les enfants gardent la forme et avoir recours aux soins, la direction a fait appel au docteur Farad Kauroo, pour un check up deux fois par mois. “Si le cas de l’enfant est jugé sérieux, nous nous faisons un devoir d’avertir la famille pour qu’elle prenne connaissance du diagnostic et pour le suivi médical.”
En cas de problème de finances pour acheter des médicaments, l’enfant bénéficie d’une certaine somme qui est puisée d’un fonds de solidarité crée par le personnel enseignant pour aider les nécessiteux. “Cela ne nous empêche pas d’être prudent avant le débourser la somme”.
Avec tous ces facteurs combinés, les parents d’élèves et les enseignants n’ont qu’un seul objectif en tête : rehausser le niveau scolaire et donner à chacun sa chance dans la vie, insiste Naden Veerasamy.
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