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La MASA donne le ton
Allons?nous vers la création d?un orchestre national ? Toujours est-il que la Mauritius Society of Authors (MASA) donne le ton. Certes, tous les trimestres, elle fait sonner les roupies, en procédant à la distribution des droits d?auteurs. Désormais, ce sont les instruments qu?elle va faire résonner.
En effet, (outre des nouveaux locaux pour bientôt), la MASA se dote de deux orchestres. Le premier, placé sous la baguette de Gérard Louise, directeur de la société des droits d?auteurs, s?intéressera au répertoire international, avec une préférence marquée pour la valse, la rumba, la biguine et les chansons d?antan.
Au piano : Noël Jean et Henriot Figaro. Responsables des cuivres, Claudio Cassimally et Philippe Thomas. Les percussions ont été confiées à l?arrangeur George Corette.
La seconde formation, d?ambition plus contemporaine, sera dédiée à la musique locale.
Il ne pouvait en être autrement, avec Gérard Louis comme chef d?orchestre, entouré d?Alain Ramanisum, Mario Armel, Hans Mallet, Meera Mohun, Nancy Dérougère, Hensley Henri, entre autres. Les danseurs d?Art Academy, dirigés par Sanedhip Bhimjee et Anna Patten devraient également être de la partie.
?Vendre Maurice d?une manière professionnelle?
Pour les entendre, il faudra patienter jusqu?au 29 juillet, date de la MASA Awards Nite. Prévue à l?auditorium du MGI, cette soirée de récompenses distinguera les talents ayant contribué au développement de la musique, dans les ?styles proprement mauriciens ?, précise Gérard Louise.
Invité à commenter la formation de ces deux orchestres, le directeur de la MASA a déclaré : ?Il est prévu dans la loi que la MASA fasse de la promotion culturelle. Ailleurs, les sociétés de droits d?auteurs soutiennent les projets d?orchestration, les financent même. Nous n?en avons pas les moyens. Il semble que ce type de plate-forme soit la formule la mieux adaptée à notre situation.?
La promotion culturelle est évidemment synonyme de campagnes de promotion à l?étranger. Que serait un coup de pub pour Maurice sans le battement d?une ravanne ou d?un bon séga l?ambiance ? Pour Gérard Louise, les orchestres de la MASA pourront ?aider à faire vendre Maurice d?une manière plus professionnelle?.
Serait-ce la fin d?une époque ? Celle des sempiternelles troupes (toujours les mêmes, chaque puissant du jour marquant son territoire en imposant ses goûts, voire ses affinités politiques) qui misent plus sur les charmes des danseuses que sur la valeur du folklore local. Le temps nous le dira. Toujours est-il que Gérard Louise devait nous confier que la MASA s?est attelée à la mise en place d?un réseau de contacts avec les ambassadeurs, pour l?organisation des tournées de l?orchestre ?national?. Premier contact avec Ghislaine Henri postée à Berlin en Allemagne. Une sortie qui sera éventuellement suivie d?une visite en Inde, avec le concours de l?ambassadeur à New Delhi, Mukeswar Choonee, ancien ministre des Arts de la Culture.
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