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L’AMB tentée par l’aventure
Après le succès retentissant des préliminaires africaines de la Thomas & Uber Cup, l’Association mauricienne de badminton (AMB) veut tenter une nouvelle aventure. Une compétition de dimension encore plus importante que sont les Championnats du monde juniors. La prochaine édition est programmée en novembre en Corée du Sud alors que le bidding pour les tournois à venir a déjà commencé.
La Fédération internationale de badminton (FIB) pourrait arrêter la liste des pays hôtes pour les quatre prochaines éditions – 2007-2010 – en mai 2007 à l’occasion de son assemblée générale. Il faut savoir que la FIB veut changer de formule en proposant des championnats du monde juniors annuellement au lieu de chaque deux ans. Cette formule a déjà été appliquée pour les championnats du monde individuels.
Cependant, vu les implications importantes entourant l’organisation d’un tel événement, Maurice pourrait se proposer candidate pour les éditions au-delà de 2007.
La question a été débattue lors de la dernière réunion exécutive de la fédération locale. Cette dernière devra obtenir l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) avant de commencer son lobbying. C’est le secrétaire de la Fédération africaine de badminton (FAB) et membre du Conseil exécutif de la FIB, Raj Gaya, qui aura la responsabilité de défendre le dossier de Maurice auprès de l’instance internationale.
“Les retombées seront conséquentes pour notre île. En sus de l’aspect sportif, cet événement sera également bénéfique au secteur touristique. Ces championnats devraient attirer une quarantaine de pays des cinq continents. Les médias étrangers se déplaceront en grand nombre alors que l’événement sera retransmis dans une vingtaine de pays. Maurice a donc tout à gagner de l’organisation de ce rendez-vous mondial”, explique Raj Gaya.
Du côté de l’AMB, les dirigeants se disent prêts à relever le défi. “Nous avons un gymnase aux normes internationales et les compétences techniques pour abriter l’événement. Trois personnes peuvent agir comme referees, deux arbitres internationaux et six arbitres accrédités auprès de la FAB. Nous pourrons éventuellement faire appel à nos collègues africains. Sur le plan logistique, nous pourrons rechercher le concours du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS)”, soutient, pour sa part, Diraj Gooneeadry, membre de la FAB.
Pour ce qui est de l’aspect financier, ce membre est convaincu que Maurice arrivera à couvrir les frais grâce au grant dont elle bénéficiera de la FIB, les revenus provenant des droits de retransmission, la vente des tickets et le soutien des sponsors ainsi que celui de l’Etat . “Les participants financeront à 100 % leurs déplacements”, précise-t-il.
Diraj Gooneeadry a tenu à faire ressortir que l’Afrique a déjà relevé le défi dans un passé pas très lointain. “C’était en 2002 à Pretoria. Notre compatriote Hassen Hyderkhan avait officié comme Deputy referee alors que moi j’étais présent en tant qu’arbitre. De par mon expérience, je pense que nous avons la capacité pour accepter, à notre tour, ce challenge”, conclut-il.
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