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Shoal dénonce le trafic de “bambaras”
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Shoal dénonce le trafic de “bambaras”
Y-a-t-il un trafic d’holothuries, aussi appelées concombres de mer ou encore bambaras à Rodrigues ? En tout cas, Shoal, une organisation non-gouvernementale, qui se bat contre la dégradation de l’environnement dans l’île, attire l’attention sur les agissements de certaines personnes qui enlèvent les holothuries de la mer. Ces animaux marins, connus comme les concombres de mer sont une grande protection pour l’environnement.
Le directeur de Shoal, Eric Blais, qui vient de rentrer à Rodrigues il y a une dizaine de jours, a eu des échos des transactions de certaines personnes pour le commerce du bambara. “De nombreuses personnes, notamment des pêcheurs ont trouvé un marché pour ces concombres de mer à l’étranger” explique-t-il. Il affirme que le bambara est très prisé par les habitants d’Asie du Sud-Est. Toutefois, il ne peut avancer avec certitude qui est derrière ce trafic.
Il semblerait que les concombres de mer transitent par Maurice avant d’être acheminées vers ces pays.
Eric Blais explique que l’holothurie est un grand protecteur de l’environnement marin. Cet animal consomme du sable avec ses détritus et c’est du sable propre qui est évacué de son corps comme excrément. Donc, plus il y a de bambaras, plus le sable devient propre.
Le directeur du Shoal souligne que dans le passé les autorités avaient permis à des personnes d’enlever des concombres de mer du lagon. “J’ignore la raison pour laquelle l’autorisation de les pêcher a été donnée à certaines personnes mais toujours est-il que ce qui se passe est illégal. Elles ne détiennent pas le permis nécessaire”, souligne-t-il.
Toutefois, Eric Blais dit que depuis qu’il a attiré l’attention des autorités sur ce trafic, des dispositions ont été prises pour arrêter ces opérations. “J’espère que ce n’est pas que temporaire et que les autorités veilleront au grain”.
Réalisations</B>
Sur un autre chapitre, il déclare être très satisfait du travail abattu par Shoal depuis sa création à Rodrigues depuis 2001. Cette organisation a travaillé de concert avec le United Nation Development Fund/ Global Environment Fund pour créer des réserves en vue d’améliorer le secteur de la pêche. “Au niveau de Shoal, nous sommes très satisfaits ce qui a été accompli, surtout que les autorités nous ont soutenus”. Il est d’avis que le secteur de la pêche a connu depuis un boost up.
Eric Blais affirme que Shoal poursuivra son travail de sensibilisation sur le terrain et il est d’avis que d’ici quelques années, l’environnement marin à Rodrigues va s’améliorer.
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