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Les assureurs boudent les vieilles voitures

5 juin 2006, 00:00

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Dario n’ose pas regarder son garage. A l’intérieur se trouve une Austin Allegro, qui ne roule plus depuis janvier. Raison : il ne peut plus se permettre de payer la prime que lui réclame sa compagnie d’assurance, soit Rs 8 000 par an. “Avant je payais seulement Rs 2 700. Maintenant la prime est devenue beaucoup trop chère. Je ne peux plus me permettre de la conduire”, explique-t-il. D’autant plus qu’il n’est pas assuré tous risques, mais a opté pour une assurance au tiers. En clair s’il a un accident et qu’il en est responsable, la réparation de sa voiture est à sa charge.

Chauffeur dans la vie, sa voiture lui était d’une grande aide. En effet, elle lui permettait de rallier son domicile à son lieu de travail. Mais surtout de faire les courses, ainsi que quelques sorties en famille. Maintenant, il doit se résoudre à prendre le bus. Et le taxi ? “N’en parlons pas, c’est beaucoup trop cher”, souligne-t-il.

Les assurances sont de plus en plus réticentes à assurer les vieilles voitures. D’autres vont même plus loin en les refusant carrément. “Il faut savoir que la prime que le client paye est proportionnelle au risque qui est couvert”, affirme Axel Pellegrin, le secrétaire de l’Association des assureurs. Il explique même que certaines vieilles voitures ne sont plus en état de rouler.

Selon lui, en calculant la prime pour les voitures, les compagnies d’assurances doivent prendre en considération un certain nombre d’éléments, dont l’âge du véhicule et l’état de la voiture. Les compagnies d’assurances ne sont guère enthousiastes à assurer les voitures de plus de 20 ans…

Dario a payé sa voiture Rs 40 000 il y a cinq ans. Maintenant, il ne trouve même pas un acquéreur : la prime d’assurance à payer est bien trop chère. Il affirme pourtant que l’Austin Allegro est toujours en bon état.

Cette politique des compagnies d’assurances n’est pas sans conséquence pour nombre d’automobilistes. Axel Pellegrin précise pourtant que cette position ne correspond pas à une décision collective. “C’est un secteur très compétitif et chaque compagnie décide de la marche à suivre”, explique-t-il.

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