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La part du lion

5 juin 2006, 00:00

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Le Roi lion s?est bien défendu. Toutes griffes dehors, il nous a convaincus que danser fait bel et bien partie du cycle de la vie. Une jolie manière pour Eve Buscaglia de boucler la boucle mauricienne avant de mettre le cap sur d?autres aventures.

C?était vendredi soir, au Centre swami Vivekananda à Pailles. Une heure trente de tableaux où le mot d?ordre était : ? Ne lésinons pas sur la couleur.? Portée par la bande-son made in Walt Disney de Tim Rice et d?Elton John, l?adaptation signée Eve Buscaglia et Le Studio est un divertissement qui a plus d?un égard su se donner les moyens de son ambition (dévorante). Jusqu?à transcender à certains moments, le simple cadre du spectacle d?école pour être un divertissement grand public, et non pas une réunion de parents d?élèves acquis d?avance à la moindre pirouette de leur progéniture.

Le lion a rugi. Et pas qu?en compagnie de Timon et Pumba. Ces deux pièces (Mathieu Edouard et Burwing Caëtan) rapportées de la bande d?animation de supermarché de Remy Vacher ont su s?intégrer aux fragiles danseuses de Le Studio. Et restituer la touche d?humour (parfois bien gras) qui caractérise ce film d?animation Disney, devenu comédie à succès à Broadway.

Relever un sérieux défi

Pour se sortir des griffes de telles références, sans paraître pâle, l?équipe réunie autour d?Eve Buscaglia a su diriger notre regard vers des costumes qui ont visiblement dû bouffer une bonne part du budget de ce spectacle. Et si les têtes d?affiche portant têtes de lion semblaient plutôt gênées par cet élément du costume (la tête de Mufasa penchait tout le temps en arrière, celle de Simba adulte lui retombait sur le front et celle de Nala adulte (portée au dernier moment) lui donnait une démarche de girafe plus qu?un maintien félin), la dose de comédie insufflée par l?équipe, a réduit ces inconvénients au statut de nuages passagers.

D?autant plus qu?il était pratiquement impossible de résister à l?appel de la jungle, surtout si quand elle ressort des tubes que tout le monde connaît, que tout le monde attend, genre Hakuna Matata et The lion sleeps tonight. Et si le passage de l?anglais au français n?est pas toujours fluide, la bonne volonté des petits (les plus jeunes sur scène ont trois ans) et des grands a su relever un défi qui ne va pas de soi. Tout en y mettant des gazelles, un éléphanteau et une cascade avec de la ?vraie? eau.

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