Publicité

La fin tragique de Raj

4 juin 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une odeur de poussière plane dans l?air. Des morceaux de parpaings entassés les uns sur les autres qui font face au domicile des Bhoyraj n?ont toujours pas été enlevés.

Pendant 25 ans, Raj et Sagootabhai coulaient des jours heureux et ne s?attendaient pas à vivre un tel drame. Lun-di matin, un panneau de béton s?est écroulé sur Raj. Ce laboureur, âgé de 48 ans, démolissait une vieille maison laissée en héritage par son beau-père. La dalle lui a fracassé le crâne.

Un mauvais souvenir gravé dans sa mémoire

Assis sous la varangue, les proches ne cessent de faire des commentaires sur ce drame. Ashvin, le fils de Raj, employé comme agent de sécurité dans un hôtel aux Seychelles, a dû faire le déplacement mardi pour assister aux funérailles de son père. Perdu dans ses pensées, il regarde ce qui reste de la vieille maison où il a grandi.

Pendant ce temps, Sangootabhai, sa mère, est dans la cuisine. Cette veuve a aussi vu son époux rendre le dernier soupir quelques secondes après l?accident. Un mauvais souvenir qui ne s?effacera sans doute jamais de sa mémoire.

« Li ti kontan fer so bann travay limem », confie Naranduth, le père de la victime. « Nou ti dire li loue enn JCB pou kraz lakaz la me li ti dir ki li pou fer li, li mem », ajoute Vishnu, le frère de Raj. Ce dernier voulait construire un garage à la place de la vieille maison laissée en héritage par son père depuis 1975. Mais comme la masure était en mauvais état, il a construit une maison dans la même cour il y a déjà deux ans.

« Depi debi mars, li finn pran enn lamass et li finn koumans kraze. Li ti pran boukou prekosion. Ti ress enn lasam pou kraze. Gett enn koutt aster la. Li finn mort betman », poursuit Devraj, un autre frère.

Issu d?une famille de neuf enfant dont six garçons et trois filles, Raj était le quatrième enfant. Tranquille et généreux comme le décrivent ses proches, c?était un passionné de dominos et il faisait de la musculation à son domicile. « Li ti ena so bann lekipman dan so lakaz », nous raconte Devraj.

La veille du drame, il s?était rendu chez sa mère à l?occasion de la fête des Mères. Le lendemain matin, il est allé au travail, chez un entrepreneur. Celui-ci lui a recommandé de rentrer chez lui car il y avait des absents ce jour-là. Mais ce lundi fatidique, Raj ne se doutait pas que la mort était au rendez-vous.

Publicité