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Ramgoolam : «Vous seriez choqués si vous saviez la vérité sur l?économie»
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Ramgoolam : «Vous seriez choqués si vous saviez la vérité sur l?économie»
«Nous sommes dans une situation très difficile. Si seulement vous saviez la vérité, vous auriez été choqués.» Telle est la réponse que donne le Premier ministre (PM) au président du comité des associations telugu, Ramdass Ellayah, qui a cru bon de lui demander ce qu?il réservait à la communauté telugu durant son mandat.
C?était hier soir, lors d?un dîner que le comité a organisé à l?hôtel Méridien pour célébrer la fête Ougadi. Il tenait à le faire en présence du Premier ministre, qui n?était pas au pays le jour même du nouvel an telugu.
Navin Ramgoolam, d?un ton sobre, s?est appliqué à répondre aux « attentes » des organisateurs. Il parle de « squelettes dans le placard» laissés par l?ancien gouvernement, du centre Vivekananda à Pailles, dont Maurice n?a pas encore versé un sou pour sa construction, de la conférence SIDS, dont les frais n?ont toujours pas été réglés, sans compter une dette en dollars dont les intérêts ont été renvoyés pour 2007-2008, et le «gaspillage incroyable partout.»
<B>«Il faut changer de direction»
Navin Ramgoolam a rappelé que la dette publique est à presque 70 % du GDP. Il a choisi d?utiliser une illustration pour que le message passe plus clairement. D?un ton grave, il dit à l?assistance, composée d?environ 250 personnes : «Imaginez un navire. Il y a des avaries et l?eau s?infiltre. Il y a du vent et des vagues houleuses. Je suis le capitaine et je regarde le radar et je sais qu?il y a des brisants devant nous. Je sais aussi qu?il est urgent de se débarrasser de l?eau, d?alléger le navire et de changer de direction car sinon dans deux ou trois ans, nous allons vers un naufrage pur et simple. »
Mais le PM ne perd pas sa verve politicienne pour autant. Très réaliste, peut-être aussi pour répondre au discours du président de l?association, il rappelle qu?« aujourd?hui que je suis Premier ministre, tout le monde est pro-PTr. Quand j?étais dans l?opposition, on choisissait de me mettre les bâtons dans les roues.» Il a tenu à remercier ceux qui n?avaient pas eu peur «de montrer leurs couleurs alors que j?étais dans l?opposition.»
L?autre réponse au discours du président de l?association a été « si nous continuons de penser en termes de communautés, quand allons-nous penser en termes de nation ?»
Mahendra Gowreesoo a aussi eu droit à la parole. Le ministre des Arts et de la culture a tenu à préciser que «Le PM m?a dit de ne pas être trop long. Mais il m?a dit de vous faire rire. » Ce que le ministre a fait avec brio.
<B>«Vremem nou fer gaspiyaz»
Il raconte que lors de sa récente visite en Chine (visite qui l?a vraisemblablement impressionné), il était dans le bureau de son homologue chinois. «Je lui ai demandé combien de personnes travaillaient ici et comme il m?a demandé de deviner, j?ai avancé le chiffre de 10000. Il m?a surpris en disant qu?ils n?étaient que 250. Et je me suis dit, get sa, zis 250 fonksyoner pou 1,3 miliar dimounn alor ki dan mo minister ena 200 dimounn ek mo bann paraetatik ena 600 dimounn ? Vremem nou fer gaspiyaz !» raconte Gowressoo.
Navin Ramgoolam réagira au discours de Mahen Gowressoo en disant que «Sithanen ek mwa nepli ti kone kot ti bizin koupe. Aster nou kone ki minister pou ale !»
Le Premier ministre n?en a pas dit plus parce que «Sithanen m?attend à la maison pour discuter budget? »
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