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La majorité des entreprises de la zone franche paiera les Rs 135
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La majorité des entreprises de la zone franche paiera les Rs 135
L?industrie du textile-habillement souffle le chaud et le froid. Lors d?une conférence de presse hier, François de Grivel, président de la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza), a annoncé que la majorité des entreprises se dise prête à verser la compensation salariale de Rs 135, comme préconisé par le gouvernement. Mieux encore, d?autres iront plus loin en accordant un bonus supplémentaire, en se basant sur la productivité de leurs employés.
Toutefois, certaines entreprises ne seront pas en mesure de verser la compensation minimale de Rs 135. Raison invoquée : une situation financière difficile. Ces résultats découlent d?un sondage effectué auprès des entreprises de la zone franche (textile et hors-textile).
S?il n?y a aucun problème pour les usines qui pourront payer les Rs 135, le problème se pose, par contre, pour les entreprises, notamment dans le textile, dont la situation financière est dans le rouge. ?They will not be able to pay?, affirme le président de la Mepza. Quelques-unes de ces entreprises ont même déjà réduit leurs effectifs pour des raisons économiques internationales.
À une question de la presse pour savoir si ces entreprises qui refusent d?accorder les Rs 135 ne risquent pas de se retrouver dans l?illégalité. ?Nous attendons que le texte de loi soit voté par le Parlement. Nous analyserons la situation en fonction de cela?, affirme François de Grivel, en concédant toutefois que ?chaque entreprise devra respecter la loi?.
Pour les entreprises qui désirent payer plus que les Rs 135, la productivité des employés sera prise en compte. ?Ces entreprises fixeront leurs objectifs et leurs attentes en termes de production. Une fois les critères bien établis, les employés qui atteignent ces objectifs seront rémunérés en conséquence. Ce sera un collective bargaining?, explique Ahmed Parkar, ancien président de la Mepza, également présent à la conférence de presse.
De bonnes nouvelles qui donnent confiance
Si le mécanisme n?a pas été encore mis en place, Ahmed Parkar ajoute que la Mauritius Employers? Federation, le Joint Economic Council et les syndicats, de même que le ministère du Travail, seront impliqués dans cette nouvelle formule.
Faisant un tour d?horizon dans la zone franche, François de Grivel a fait remarquer que le chiffre d?affaires sera supérieur à celui de l?année dernière. ?Nous allons mieux faire que les Rs 30 milliards réalisées en 2005 ?, a-t-il affirmé.
Ahmed Parkar s?est ensuite appesanti sur la question de la relance dans le secteur du textile. Le rachat de Corona Clothing par le groupe hongkongais Wing Tai Holdings, les investissements massifs de la Compagnie mauricienne de textile et le secteur T-shirt qui prévoit des investissements de Rs 5 milliards sur trois ans, sont autant de bonnes nouvelles qui donnent confiance, explique Ahmed Parkar.
Danielle Wong, la directrice de la Mepza, devait quand à elle parler de la restructuration des entreprises dans le secteur du textile depuis 2003. ?Après trois ans, les résultats sont palpables. Les autres secteurs doivent suivre?, souligne t-elle.
Elle a aussi évoqué les grands rendez-vous de l?industrie cette année. L?Africa Growth and Opportunity Forum se tiendra du 6 au 8 juin à Washington et la délégation gouvernementale sera menée par le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo.
Elle a également évoqué la Foire de textile américaine à laquelle seront présentes 12 compagnies mauriciennes. Danielle Wong devait souligner que l?idée est de vendre Maurice comme un package, capable d?offrir tous les services de logistique notamment, lors de cet événement.
Par ailleurs pour cette occasion, Maurice sera aussi positionné comme un pays soucieux de l?environnement et du respect des droits du travail, entre autres.
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