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Questions
● ARRESTATIONS. Le droit à la liberté. La police doit s?assurer qu?il y a des motifs raisonnables avant de procéder à une arrestation, a affirmé Navin Ramgoolam. Il a précisé en avoir parlé au commissaire de police. Parce qu?il croit dans les libertés fondamentales de l?individu et que si cette liberté doit être enfreinte, qu?elle le soit pour des raisons sérieuses. ?D?ailleurs, une personne qui va faire des allégations contre une autre ne sera vraisemblablement pas son ami. Donc il faut traiter les allégations avec prudence?, a répondu le PM à Yatin Varma.
● PUNITION. La peine capitale pas à l?agenda. Pour l?heure, la peine de mort n?est pas à l?agenda du gouvernement. Mais du fait du tollé populaire provoqué par le taux élevé de criminalité, ?nous nous demandons s?il faut ou non considérer cette option?, a répondu Navin Ramgoolam à une question supplémentaire de Varma. Mais, a-t-il répété, ?à ce stade, cette option n?est pas considérée.? La question initiale était de Fazila Jeewa-Dawreeawoo, qui voulait connaître la position du gouvernement à propos des trafiquants de drogue. Navin Ramgoolam a affirmé qu?il fallait s?assurer de ne pas relever les services judiciaires de leur discrétion de décider des sentences. Cette question se situe dans le droit fil du jugement Khoyratty concernant la séparation des pouvoirs entre la magistrature et le législatif.
● HOMOSEXUALITÉ. Esprit ouvert. Le gouvernement veut garder un esprit ouvert sur la question de l?homosexualité. Et cette ouverture d?esprit se traduit dans la permission que la police a récemment accordée à une organisation pour la tenue d?une marche contre l?homophobie. Elle se traduit aussi par le fait que le gouvernement est ?considère activement? une proposition pour inclure le droit à la non-discrimination sur la base de l?orientation sexuelle d?un individu. Le sujet, sensible et controversé, fait rage dans beaucoup de pays et pas seulement à Maurice, a fait remarquer le PM. Il y a actuellement des développements judiciaires à la cour européenne des droits de l?homme quant à la reconnaissance de l?orientation sexuelle comme un droit fondamental. Quelques pays reconnaissent même le droit au mariage entre homosexuels. Mais ici, puisque le sujet est aussi sensible, toute décision ne sera prise qu?après des consultations approfondies.
● RECRUTEMENTS. Les conseillers de la discorde. Entre 2000 à 2005, l?ancien régime a recruté 278 conseillers et leurs salaires pour cette période de cinq ans totalisent Rs324 557 449. Leurs factures de téléphone, à la charge de l?Etat, s?élèvent à Rs11684704. En ce qui concerne leurs voitures, cinq d?entre eux avaient bénéficié de celles de l?Etat ? ils étaient attachés au Prime minister?s office ? et 137 ont pris avantage des facilités hors taxes mises à leurs dispositions. A la suite d?une précision d?Ashock Jugnauth, le PM a concédé que le nombre tient compte des ?conseillers techniques?, comme les médecins, qui ne sont pas des conseillers mais qui sont quand même dénommés ainsi. Navin Ramgoolam a souhaité, s?il y a consensus, revoir l?appellation de ces techniciens. Il a aussi ajouté, avec un brin de malice, ?j?en ai gardé quelques-uns !? Ce à quoi Ashock Jugnauth a répliqué ?to ti fini koz ek zot avan eleksyon !?
● POLICE. Les attentes de Ramgoolam. La police n?a pas cessé de recruter, a insisté le PM. Il a rappelé qu?à l?époque de Shattock, celui-ci avait conseillé de geler le recrutement de policiers, en attendant que ceux déjà engagés soient formés, ce qui était un besoin impératif. Le recrutement avait repris par la suite. A Alan Ganoo qui insistait pour savoir pourquoi le PM était absent au passing out ceremony de la police, Navin Ramgoolam a rappelé qu?un Premier ministre a un agenda chargé. Il a aussi assuré à l?opposition, qui maintenait que sa présence aurait été importante pour stimuler le moral des jeunes recrues, qu?il comptait stimuler leur moral en disant clairement au ?top échelon ce que j?attends d?eux.?
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