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Les promoteurs doivent cotiser pour les routes
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Les promoteurs doivent cotiser pour les routes
Les promoteurs dans l?immobilier, le tourisme, le textile ou tout secteur impliquant la construction d?infrastructures ayant un impact sur le trafic routier devront mettre la main à la poche. Pour qu?ils obtiennent les documents nécessaires (permis de développement, feu vert des collectivités locales, entre autres) ils devront dès le départ contribuer l?équivalent de 2 % de la totalité du montant qu?ils vont investir. Cette contribution sera versée directement dans un fonds de la Road Development Authority (RDA). Cet organisme du ministère des Infrastructures publiques est responsable de la gestion des routes et du trafic ainsi que de la construction et de la réfection du réseau routier.
Cette décision a été approuvée par le Conseil des ministres il y a plus de deux semaines. Elle est entrée en vigueur depuis quelques jours.
La capitale, engorgée, est la première concernée par cette mesure. Mais les autres régions devront aussi en bénéficier. Elle vise à mieux gérer le trafic et limiter les embouteillages dans les villes.
Les promoteurs de projets hôteliers ou Integrated Resorts Scheme, de grandes surfaces, d?immeubles commerciaux et résidentiels sont directement touchés. Un proche de la RDA explique que par le passé, les promoteurs de plusieurs projets d?envergure, notamment touristiques, n?ont pas aidé à améliorer les infrastructures routières proches de leur site. A cause de l?augmentation de trafic que ces projets ont entraîné les routes se sont dégradées. Cela nuit à l?image de Maurice.
La RDA, n?ayant pas les fonds nécessaires, doit attendre des mois voire des années pour la réfection de ces routes. Cela devrait donc changer, affirme un proche du ministère des Infrastructures publiques. Actuellement, la RDA dispose d?un budget de Rs 400 millions maximum pour la réfection et la construction des routes. Cette somme est bien souvent insuffisante. Les routes avec des nids de poule sont laissées dans un état d?abandon jusqu?à ce que les fonds soient trouvés. Ce qui entraîne des risques d?accidents.
L?éclairage des routes souffre lui aussi de ce manque d?argent. Surtout sur le trajet reliant l?aéroport à Grand-Baie. De nombreux hôteliers et des opérateurs touristiques se sont plaints des routes mal éclairées. Une partie de l?argent cotisé au fonds de la RDA pourrait être utilisée à cet effet.
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