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Une instance de contrôle pour les pharmaciens
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Une instance de contrôle pour les pharmaciens
Chien de garde. On pourrait ainsi définir le rôle du conseil de l?ordre que doit instituer le Pharmacy Council Bill, projet de loi en préparation et qui sera bientôt prêt. Une réunion du comité technique, constitué de pharmaciens, du Pharmacy Board et du ministère de la Santé, tenue hier, a permis d?élaborer sur les grandes lignes de ce projet. Désormais, les patients auront un recours contre tout abus de leur pharmacien.
Le président de la Pharmaceutical Association of Mauritius, Jeewonlallsing Prayag, a demandé une ébauche de ce projet de loi avant qu?il ne soit finalisé. ?Nous ne sommes pas contre un contrôle. Il en faut bien pour éviter certains abus. Mais il faudra que les pharmaciens soit partie prenante du conseil et non que ce soit l?affaire seulement des fonctionnaires?, soutient-il.
Une des appréhensions des pharmaciens est que cette loi exigera, entre autres, la présence obligatoire d?un pharmacy technician, communément appelé dispenser. ?Ce qui est sans doute une bonne chose. Il faut encore qu?il y en ait sur le marché. De plus, comme nous sommes en situation économique difficile, cela risque d?être plus un handicap qu?un atout?, dit encore Jeewonlallsing Prayag.
Toujours dans le but de mettre de l?ordre, et peut-être de moderniser le secteur, un autre comité technique étudie le Pharmacy Act. Des amendements à cette législation seront proposés sous peu. Si actuellement, le propriétaire d?une pharmacie ne doit pas obligatoirement être un pharmacien, tel ne devrait plus être le cas. Seul un pharmacien sera autorisé à posséder une pharmacie.
D?autre part, les critères quant au nombre de pharmaciens par localité, de même que la distance entre les officines, seront revus. ?Il y a souvent de la concurrence déloyale en raison de la proximité des pharmacies. De plus, les besoins de chaque localité ne sont pas les mêmes?, soutient-on dans les milieux proches du ministère de la Santé.
Comme pour bien rappeler au pharmacien son rôle de conseiller auprès du patient, il est prévu qu?un comptoir sera aménagé dans chaque pharmacie. ?Trop souvent, le malade ne sait pas ce qu?il prend comme médicament, ne sait pas les contre-indications, ne mesure pas l?importance de prendre le médicament régulièrement. Ce comptoir sera très utile?, commente un de ceux qui rédigent les dispositions de cette nouvelle loi.
Les heures d?ouverture des pharmacies pourraient aussi faire l?objet de changements. Mais pour l?instant, aucune décision n?a encore été prise à ce propos.
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