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Les ?stakeholders? inquiets
Ally MOHEDEEN et Karine RAYMOND
Les stakeholders de l?industrie hippique attendent avec impatience, mais aussi avec une certaine inquiétude, la décision du Horse Racing Board concernant le calendrier provisoire soumis par le Mauritius Turf Club (MTC).
Cette demande date de novembre de l?année dernière. Elle fut suivie, en février de cette année, d?un amendement apporté par l?organisateur des courses.
Le calendrier provisoire du MTC comprend, tout comme en 2004 et 2005, 30 journées. Le coup d?envoi est prévu le 22 avril, et la fermeture le 3 décembre.
Mais à trois semaines du coup d?envoi prévu, le MTC est toujours dans l?attente du green light du HRB. Ce qui ne manque pas de soulever quelques interrogations tant chez le Club que chez les principaux stakeholders.
D?autant que les spéculations vont bon train dans les milieux proches du gouvernement à l?effet que la saison 2006 serait échelonnée sur moins de 30 journées. « Ce sera un véritable coup de massue pour le MTC et les courses en général », avertit un entraîneur.
Des 26 journées de 1997 à 2000, le nombre de journées de courses a, en effet, graduellement augmenté : 28 en 2001, 29 en 2002 et 2003 et 30 en 2004 et 2005. Revenir en-dessous des 30 représenterait un recul, qui aurait des retombées néfastes sur le monde hippique dans son ensemble.
A commencer par le MTC, qui, dans les coulisses, envisagerait des mesures drastiques, allant du licenciement d?une partie de son personnel à une réduction des stakesmoney. Car une réduction du nombre de journées équivaudrait à une baisse des revenus en provenance du betting.
Un avis qui n?est pas partagé par un bookmaker. « L?année dernière, quelques courses réunissaient que trois, quatre chevaux. Cette situation nous était néfaste car elles n?attiraient pas le public. Maintenant si on réduit le nombre de journées avec la garantie qu?on aura des programmes étoffés, je dirais tant mieux. »
Autre son de cloche : « Qui dit moins de betting, dit moins de taxes, donc moins de recettes pour le gouvernement », rappelle, par ailleurs, un turfiste, hier, alors que les yeux étaient braqués sur les partants probables de la Duchesse sur la grande piste. Au MTC, on préfère adopter pour le moment une attitude de « wait and see ».
La date d?ouverture de la saison reste également à être fixée. A ce niveau, ce sont principalement les entraîneurs qui s?en plaignent. Car l?entraînement de leurs chevaux se fait en relation avec la date proposée par le MTC. Or, rien n?est encore officiel. « C?est un véritable scandale. Le HRB ne peut tenir en otage une industrie », déclare un entraîneur dans le giron depuis 15 ans.
Mais au HRB, on se défend d?être le principal responsable de cette situation. A l?express, hier, le président désigné, Me Hiren Jankee, rétorque : « Cela ne dépend pas que de moi. Il faut que tous les membres soient on board pour étudier le calendrier du MTC. D?ici la semaine prochaine, on y verra plus clair. »
Le retour au pays du Premier ministre, Navin Ramgoolam, et du ministre des Finances, Rama Sithanen est, dans ce contexte, très attendu. Car c?est à eux que revient le choix des membres qui siègeront sur le HRB.
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