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Une année de grâce qui s?achève

26 mars 2006, 20:00

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Tous pour un. Mais ils sont deux à avoir persévéré. Que d?aventures en une année vécues par Njiva et Falihery. Ces deux étudiants malgaches terminent bientôt leur stage de douze mois à l?Art Academy.

Le kathak, c?est un peu l?armée : de la discipline et de la rigueur. Beaucoup de temps à pratiquer sous la direction du tandem Anna Patten-Sanedhip Bhimjee.

Falihery est venu, avec pour bagage, des années de pratique de danses de salon. Njiva, lui, vient de la danse contemporaine. Désormais, c?est presque douze mois de kathak qu?ils ont dans les jambes. Une forme d?expression jusqu?alors inconnue pour ces deux étudiants de l?école de danse Rarihasina de Analakely, à Tana.

Sélectionnés pour leur enthousiasme et leurs aptitudes lors d?un stage animé par Sanedhip Bhimjee à Madagascar, ils sont à Maurice depuis mai de l?année dernière. Fruit d?un accord d?échange entre le ministère des Arts et de la Culture malgache et Art Academy.

?Toute danse a besoin d?une base classique. Pour créer un langage, il faut apprendre l?alphabet. Nous leur avons appris un langage, c?est à eux de le développer.? Paroles d?enseignant. Celles d?un Sanedhip Bhimjee satisfait de l?année qui tire à sa fin.

Si initialement, le contrat faisait de la place à quatre danseurs, quelques mois plus tard, deux élèves ont décidé de rentrer dans la Grande Île, sur quoi Sanedhip Bhimjee dira simplement : ?Je respecte leur choix?. Njiva et Falihery ont quant à eux, décidé de compléter le stage d?une année.

Cap sur La Réunion

Pragmatique, Falihery met des sensations sur son apprentissage. Parle des brûlures ressenties aux plantes des pieds. ?Il y a des jours où ils ont refusé de danser en disant que cela leur faisait trop mal?, soufflera plus tard Anna Patten. ?Le kathak c?est pour les personnes douées?, poursuit Falihery. ?C?est des mathématiques, il faut écouter et écouter encore. C?est difficile de synchroniser ses mouvements avec la musique.?

Lui, le danseur ?rigide?, il lui a fallu du temps pour ?casser tout ça?. S?exprimer à travers des expressions faciales, des ?façons de regarder?. Njiva lui, retient les ?chances qu?Anna et Sandehip nous ont données. Même si nous sommes des stagiaires, nous sommes montés sur scène. Ils nous ont fait confiance.? A titre d?exemple, ils citent Shakti Yug, le dernier ballet de Art Academy, présenté en décembre, ainsi que les numéros présentés lors du banquet donné à l?occasion de la visite officielle du président indien Abdul Kalam, invité d?honneur aux célébrations du 38e anniversaire de l?Indépendance et des 14 ans de la République.

Falihery et Njiva ont également eu l?occasion de participer à des stages animés par Eva Dalais et Jean Renat Anamah. Sans compter l?atelier animé par la compagnie réunionnaise Talipot. Des sessions fructueuses, car le 22 avril, les deux Malgaches mettront le cap sur

La Réunion pour jouer avec la compagnie Talipot. ?En principe, nous devrions être de retour à Madagascar au plus tard le 3 mai.?

De retour à Madagascar, les deux stagiaires devront faire preuve du savoir-faire acquis, lors d?un festival de danse. ?Nous partagerons ce que nous avons appris.? Avant de reprendre chacun leur vie d?étudiants : Falihery à l?Institut national de tourisme et hôtellerie, et Njiva, ses cours de gestion.

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