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Black music is beauty

24 février 2006, 20:00

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Samedi dernier se jouait un très beau concert, donné à l?occasion du Black History Month, proposé par le Centre Nelson Mandela et l?ambassade des Etats Unis.

Un concert ou une page de l?Histoire afro-américaine à travers sa musique, ses musiques et émotions, jouées et interprétées par nos artistes. Le genre de spectacle, démonstration de talent, auquel on voudrait assister plus souvent. L?affluence au théâtre peut en témoigner.

Démarrage en ch?ur avec le groupe gospel El Shaddaï. Une chorale un peu timide. Malgré un son et des harmonies très appréciables, il leur aura manqué peut-être un peu plus pour l?ensemble, de l?entrain et du dynamisme de son chanteur Jonathan Vellin.

Egalement très discrète, en retenue, Mary-Ann Both-John a pourtant poussé de la voix pour un Swing Low Sweet Chariot, ou un magnifique Oh Happy Days a cappella. Simple, beau.

Après l?émotion pure, une explosion de joie sous la houlette du trombone de Judex Bamboche et son Kreol Jazz Pioneer, spécialiste du Jazz New Orleans.

Hello Dolly, When the Saints go Marchin In...La formation met le feu à la scène et au public. Chacune de leurs chansons est largement applaudie, de même que les musiciens solistes et les chanteurs. Le trompettiste du groupe en surprend plus d?un lorsque de sa voix grave et légèrement cassée, il entame le couplet d?Hello Dolly. De même, l?entrée en scène de la chanteuse du groupe, Mylène, et sa voix chaude et envolée, ne laisse pas indifférent.Le public a eu droit grâce à eux à une petite visite virtuelle à La Nouvelle Orléans tant leur musique vous transporte.

Changement de registre avec Marie Luce Faron, révélée fin 2004 et déjà valeur sûre et personnage incontournable de la scène jazz mauricienne. Un phrasé et une voix impeccable, naturelle, accompagné par deux musiciens excellents et inspirés, dont le guitariste Clifford Boncoeur.

L?artiste a cédé la place à une autre voix, un autre style. Le bluesman mauricien Eric Triton, seul en scène, et peut-être d?autant plus saisissant, pas applaudi mais acclamé, célébré par le public dès son entrée en scène. Devant un public acquis à sa cause à son art, il a pourtant surpris, encore, avec ces nouvelles versions live et solo de titres de son album Nation. Magique. Comme toujours.

Enfin, le Ernest Wiéhé Quintet, composé de Philippe Thomas, Kersley Peetambar, Noël Jean et Jallil Auckburaully, a conclu la soirée en beauté, au son d?un jazz plus sophistiqué, où chaque envolée, chaque solo, improvisation, tient sa place au sein d?un ensemble idéal, magnifique.

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