Publicité

Félicité condamné à mort et radiation ratée pour Duval

20 février 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

12 juillet : Annonce que l?UNESCO et l?Association pour l?enseignement de l?hindi préparent une liste de 2 000 mots de base, en vue de l?élaboration de manuels scolaires destinés à ceux voulant étudier l?hindi. Une autre liste de seulement 500 mots est destinée aux illettrés voulant parler l?hindi.

  • Transfert des bureaux de la Chambre de commerce et de celle des Courtiers à l?immeuble Bois-Chéri, 18 rue Rémy-Ollier.

  • Réception, donnée au Port-Louis Tennis Club en l?honneur du Registrar of Associations, Maurice Ramsancar, qui fait valoir ses droits à la retraite. Il compte 39 années dans le service civil et la limite d?âge l?atteindra en avril 1957.

Il débute comme ?writer? au Collège Royal, le 1er novembre 1917. Il est transféré en 1919 à l?Immigration ; en septembre 1922 au Bureau médical ; en 1933 au Commissariat des pauvres ; en 1937 à la Douane mais est ?seconded for duty? au Commissariat des pauvres. Le 5 août 1947, il devient Registrar of Association. Il est remplacé temporairement par son adjoint, T. Tegally.

13 juillet : Condamnation à mort d?Antoine Félicité, reconnu coupable de l?assassinat de Vythilingum Vayavree, le gardien de nuit du magasin Auction Mart. La Cour d?Assises est présidée par le juge S.B. Simmons. Me Michel Rivalland représente la Couronne. Me Michel Avrillon défend l?accusé. Georges Tenet préside le jury.

Antoine Félicité est un Rodriguais de haute taille et d?une force peu commune. Il est un docker au visage dur et autoritaire. Bien que sous escorte policière, il menace d?étrangler le témoin à charge, Odette L?Espérance, si jamais il la retrouve sur son chemin.

Il accomplit son forfait le 12 avril 1955 et est condamné à mort seulement trois mois après. La police parvient à prélever ses empreintes digitales sur une bouteille de vin, enlevée d?une caisse. Louis Couacaud, directeur de l?Auction Mart, signale le vol de montres en or et de pièces d?étoffe de la marque Dormeuil.

Odette L?Espérance rend compte d?une conversation entre Félicité et sa victime, Vythilingum Vayavree. Celui-là s?enquiert des gages de celui-ci et lui reproche de travailler pour seulement Rs 3 pour une nuit de garde.

Il réclame et obtient un peu de vin. Elle le rencontre à nouveau le lendemain matin. Surmontant péniblement sa peur des représailles, elle finit par reconnaître formellement Félicité lors d?une parade d?identification. Mamode Khan, le caissier de l?hôtel Pakistan témoigne que Félicité lui a proposé d?acheter une montre en or.

Il en est de même pour le tailleur Issa Bahemia Hariff, à qui Félicité offre une pièce d?étoffe. Félicité propose des montres aux membres de la Muslim Fraternity Association. Luc Potié, commis d?un prêteur chinois, accuse Félicité d?avoir mis en gage une montre de la marque Novado pour la somme de Rs 10.

  • Le magistrat Edwin Venchard condamne le journaliste Joseph Coralie à Rs 15 d?amende pour avoir insulté Mme Pinéguy, une habitante de la cité municipale de Vallonville, Port-Louis.

14 juillet : Willy Grenouille propose un Commemoration Day, le 23 octobre de chaque année, jour anniversaire de la victoire d?El-Alamein, à laquelle les soldats mauriciens ont glorieusement participé. Une telle manifestation annuelle aura le mérite de permettre aux anciens combattants de se rassembler en un seul lieu, au moins une fois par an.

16 juillet : Crémation, à Perrier, de Me Ramlochun Lallah, avoué. Il succombe à une angine de poitrine. Il est élu conseiller municipal de Curepipe en 1953. Le défunt est un cousin de Seewoosagur Ramgoolam et de M. R. Seetulsingh.

  • La Société des écrivains mauriciens honore les collégiens suivants : Sylvie Uranie (QEC), Janine Desmarais (Lorette de Vacoas), Claudette Constantin (Lorette de Curepipe), Monique Urrutty (Lorette de Rose Hill), Jacqueline Philibert (Lorette de Port Louis), MM. C.A. Robert (CRC), Gaëtan d?Abbadie (St-Joseph) et Michel Robert (St-Esprit). Elle leur offre un abonnement d?un an aux Annales et aux Nouvelles Littéraires.

  • Rodrigues fait appel à la générosité mauricienne en faveur des sinistrés de l?incendie du 15 avril 1956 à Port-Mathurin.

18 juillet : Retour au pays du Dr Ahmad Cassimally, chirurgien-dentiste, fils de feu Ibrahim Cassimally.

20 juillet : Le Parti Travailliste (PTr) réclame la radiation de Me Gaëtan Duval comme électeur à Port-Louis. Il dit habiter au 74, rue Gladstone, Rose-Hill. Son étude d?avocat se trouve à la rue Virgile-Naz, Port-Louis. Il occupe une pièce dans un immeuble que loue M. Adolphe. Il ne paie pas de loyer mais contribue aux frais encourus par M. Adolphe. Il possède une voiture depuis juillet 1955.

Depuis le 1er septembre 1955, il occupe une chambre au No 50, rue Emmanuel-Anquetil, Port-Louis. Il y dort quand il doit assister à l?entraînement matinal des chevaux au Champ de Mars. La chambre se trouve dans une maison appartenant à M. Joomye.

Il s?acquitte d?un loyer mais ne réclame pas de reçu, vu que M. Joomye est, comme lui, un membre du Parti Mauricien. L?interrogatoire se poursuit laborieusement sur les dates des différentes démarches effectuées au sujet de la location de cette chambre.

Me V. Ringadoo interroge Gaëtan Duval sur les chevaux de l?écurie Rochecouste dont il dit assister à l?entraînement. Il arrive péniblement à se rappeler les noms de Delydor, Jurançon et d?Enigmatique sans savoir que ce cheval est déjà mort au moment où il allègue l?avoir vu courir à l?entraînement, point que fera ressortir Me Ringadoo dans une plaidoirie, accusant Gaëtan Duval d?avoir fabriqué une histoire de location pour tenter de justifier sa présence sur le registre des électeurs portlouisiens.

Le magistrat D. Ramphul décide finalement de maintenir les noms de Mes Gaëtan Duval et de Raymond Hein sur le registre électoral. Pendant un certain temps, le populo portlouisien désigne Gaëtan Duval, alors avocat et politicien débutant, sous le sobriquet d?Enigmatique.

(À suivre)

Publicité