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Les sept enquêteurs de la MCIT obtiennent la liberté sous caution
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Les sept enquêteurs de la MCIT obtiennent la liberté sous caution
L?enquête du Central Criminal Investigation Department sur les sept enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) arrêtés pour l?assassinat de Rajesh Ramlogun est bouclée. Le parquet a décidé de réduire la charge provisoire dont ils répondent, à savoir assassinat, en meurtre. Dans ces conditions, Dhishiraj Jugdawoo, Evans Levasseur, Homadeven Manaroo, Kinsley Potié, Sudesh Lutchmun, Pramasiven Arnasala et Rashid Madarbux ont pu bénéficier de la liberté conditionnelle hier après-midi. Ils ont fourni chacun une caution de Rs 50 000.
Les sept membres de la MCIT ont été arrêtés par le CCID le 18 janvier 2006, après la mort de Rajesh Ramlogun alors qu?il était détenu à Alcatraz. Ce dernier était considéré comme suspect dans le double assassinat d?Indira Jhurry, 65 ans, et Geeta Jhurry, 56 ans, à Lallmatie.
Les prévenus sont arrivés à la New Court House vers 10 heures. Ils étaient accompagnés de leurs proches. La présence de l?épouse du surintendant Prem Raddhoa, Sulekha Jeepaul Raddhoa, n?est pas passée inaperçue. L?inspecteur Ranjit Jokhoo, n° 2 de la MCIT, était également là pour soutenir ses hommes.
?Zot pou tase sa bannla?
Des officiers travaillant sous la supervision de l?assistant surintendant Nand Jokhoo assurent, à ce moment-là, l?ordre dans l?enceinte du tribunal, où les commentaires vont bon train. ?Zot pou tase sa bannla?, dit ainsi une vieille dame venue voir son fils qui doit comparaître pour une autre affaire. Un autre badaud n?est, lui, pas de cet avis. ?Mo kroir zot pou gagn kosion.?
La suite des événements lui donnera raison. Si les sept suspects, qui sont restés la plupart du temps dans une chambre, étaient d?abord crispés, ils ont vite poussé un ouf de soulagement. Vers 13 h 20, en effet, leurs avocats les informent que la charge d?assassinat sera réduite en celle de meurtre. Ce qui, ils le savent, implique la possibilité pour eux d?être libérés sous caution.
Du coup, l?atmosphère se détend. Le sourire revient. Ils acceptent même de se faire photographier, volontairement, en compagnie de leurs avocats. Leurs proches sont tout aussi heureux.
Au fil des minutes, la salle d?audience du tribunal n° 3 se remplit. Les sept membres de l?équipe du surintendant Raddhoa se tiennent à la troisième rangée. A l?arrivée du magistrat Lutchmeeparsad Aujayeb, à 14 h 08, l?huissier les appelle. Me Manish Gobin, Senior State Counsel, informe le magistrat que la charge d?assassinat sera réduite.
Appelé à la barre, le chef inspecteur Mootoosamy du CCID explique que l?enquête sur les prévenus est bouclée. Et de préciser que le CCID enquête toujours sur d?autres aspects de l?affaire.
Me Manish Gobin n?a donc pas objecté à la libération sous caution des suspects. Le Prosecutor de la police, l?inspecteur Lalljee, ne s?y est pas opposé non plus. Toutefois, il a déposé une motion pour que les policiers ne quittent pas le pays.
Le sergent Jugdawoo était représenté par Me Samad Golamaully et Me Asgar Goomany. Le constable Levasseur était défendu par Me Didier Tang San. Le constable Manaroo a retenu les services de Me Yatin Varma et Me Joy Seewooram. Le constable Lutchmun était défendu par Me Shyam Servansingh et Me Navin Ramchurn. Me Ashley Hurhangee représentait le constable Potié. Le caporal Madarbux était défendu par Me Devina Deonarain et Me Said Toorbuth. Et Me Lovena Sowkhee assurait la défense du constable Arnasala.
BLESSURES EXTERNES
Les médecins doivent expliquer leurs dépositions à la Santé
■ L?heure est aux explications pour les quatre médecins ayant déposé en cour lors de l?enquête judiciaire sur la mort de Rajesh Ramlogun. Ils doivent bientôt donner au ministère de la Santé les détails de leurs examens médicaux. Ce qui devrait aider à mieux comprendre leurs propos portant sur les blessures externes de ce détenu décédé alors qu?il était à Alcatraz. Cet exercice s?avère utile parce que les autorités ne comprennent pas que ces médecins aient affirmé, en cour, qu?ils n?avaient constaté aucune blessure externe sur la victime. Cela, alors que les médecins légistes disent avoir relevé une quinzaine de blessures externes. Les explications du médecin qui a d?abord ausculté le détenu aux ?Casualties? le samedi 14 janvier sont, ainsi, très attendues. C?est elle qui a fait les premiers examens de Ramlogun, arrivé inconscient à l?hôpital, avant de le référer à un spécialiste. Le premier diagnostic, basé sur les dires des policiers qui l?avaient accompagné, était qu?il avait des ?alcohol fits?. Mais un autre médecin qui avait examiné le patient avait, lui, rejeté cette thèse. Dans la version qu?il nous donne, il soutient que c?est une pratique normale en ?clinical medicine? d?essayer de trouver une solution aux problèmes urgents, qui peuvent coûter la vie au patient, avant de s?attaquer à d?autres problèmes moins graves.
Pour expliquer le fait qu?ils n?aient pas remarqué ces blessures externes, il évoque notamment le fait que les pieds de Ramlogun étaient sales. Ces blessures n?étaient, dit-il, pas obvious au moment de l?admission et ont été plus visibles lors des examens post-mortem, qui ont eu lieu six heures après le décès. De plus, dit-il, l?urgence de la situation n?a pu permettre un examen minutieux du patient.
Il explique, en effet, qu?il avait constaté chez le détenu ?neck stiffness, sluggish pupillary reaction to light, abnormal planter reflex?. Dans ce cas précis, la priorité de ce médecin, qui dit avoir fait un examen neurologique complet, était de ?elucidate the cause of the coma?. Il avait noté que le problème était essentiellement neurologique. Et il fallait lui sauver la vie. Ce que ne contestent pas les médecins légistes. Le légiste de l?Etat, Sudesh Kumar Gundadin a, en effet, attribué le décès à un ?Sub-arachnoids hemorrhage on left cerebral hemisphere, hematoma with contusion necrosis and small sub-dural hemorrhage in the right middle cranial fossa?.
D?où la nécessité, poursuit le médecin, de lui faire un CT-Scan, pour connaître l?étendue du ?intra-cranial injury?. Le radiologue Patrick Chui Wan Cheong a affirmé que le CT-Scan privilégie la thèse d?un ?contrecoup injury?.
DROITS DE L?HOMME
La Commission conclut ses travaux
■ La Commission nationale des droits de l?homme (CNDH) a terminé ses travaux hier avec les interrogatoires des détenus qui se trouvaient à Alcatraz lors du passage de Rajesh Ramlogun.
Le principal suspect dans l?affaire du hold-up à la MCB, Laval Sambacaille, et d?autres détenus ont ainsi donné leur version. Ils ont révélé que Rajesh Ramlogun paraissait faible et réservé lorsqu?il était à Alcatraz, du 12 au 14 janvier, mais disent n?avoir pas décelé de blessures graves sur lui. Avec ce dernier volet d?interrogatoires, la CNDH termine donc son enquête. Elle soumettra son rapport à l?Attorney General et le ministre des Droits humains, Rama Valayden, la semaine prochaine.
CONFUSION
Kinsley Potié : ?Me Anil Gayan n?est pas mon avocat?
■ Me Anil Gayan, ?Senior Counsel?, a-t-il commis un impair ? Accompagné de Me Vijaya Samputh, il a rencontré le magistrat Aujayeb mercredi pour l?informer que sa collègue et lui représentent les intérêts de Kinsley Potié. Il a même fait une motion réclamant que l?acte d?accusation provisoire contre son client soit rayé. La motion a été rejetée. Me Hurhangee a informé le magistrat Aujayeb hier après-midi, lors de la comparution du constable Potié, qu?il y a une confusion concernant l?avocat qui va défendre le suspect. A une question du magistrat, Me Hurhangee a souligné que Me Gayan et Me Samputh ne l?ont pas consulté. Le constable Potié a, en outre, fait une déclaration en cour affirmant n?avoir jamais retenu les services de Me Gayan : ?Me Anil Gayan n?est pas mon avocat.? Il soutient que son avocat est Me Hurhangee.
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