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Automutilation et autres complications

14 janvier 2006, 20:00

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Les travailleurs sociaux font face à un problème auquel ils n?ont jamais été confrontés auparavant. Plusieurs adolescents de la région des Salines se livrent à l?automutilation. Comme son nom l?indique, l?automutilation consiste à s?infliger des blessures, souvent avec un rasoir ou un cutter.

« C?est la première fois, que des parents nous ont approchés pour nous parler de ce phénomène », confie Cadress Rungen, le porte-parole du Groupe A de Cassis. D?après le récit fait au travailleur social, ce groupe d?adolescents âgés d?une quinzaine d?années, comprenant autant de filles que de garçons, disparaît régulièrement du toit familial. À leur retour, ces adolescents ont des cicatrices sur les bras.

Les familles, dont la plupart sont de conditions modestes, avouent être dépassées. « Elles disent n?avoir aucune autorité sur leurs enfants qui font ce que bon leur semble. » Généralement, l?automutilation disparaît avec l?âge, mais dans certains cas, elle peut constituer le signe annonciateur de troubles plus graves.

C?est la raison pour laquelle les travailleurs sociaux se disent inquiets. Ils veulent en savoir plus pour décider de la marche à suivre. Mais généralement, il est conseillé d?orienter ces enfants vers un psychologue ou un psychiatre. Une rencontre aura lieu demain avec les parents de ces enfants. « Nous devrons enquêter pour connaître la situation familiale du jeune. S?il vit avec un seul parent, si ce dernier travaille ou pas. »

Quant aux jeunes membres du Groupe A de Cassis, ils auront pour tâche d?approcher ces ados pour en savoir plus sur eux. « Les adolescents sont plus réceptifs à leurs pairs. Il faut qu?on sache où ces jeunes se rendent lorsqu?ils désertent le toit familial et qui les accueille. » Une mission pour le moins ardue pour les travailleurs sociaux souvent débordés.

Le quartier, allant de Bain-des- Dames, Les Salines, Cassis, Fort Victoria à Cité-Vallijee, est en effet miné par le sida aggravé par l?usage de drogues. « Certains toxicomanes en manque n?hésitent pas à commettre des larcins pour se payer leur dose. On ne se sent plus en sécurité chez soi », déplore une habitante de Bain-des- Dames.

Le père Mongelard, affecté à la paroisse de Cassis, lance un appel aux autorités. « Il faut qu?elles s?attellent à la tâche et travaillent pour éradiquer la pauvreté, car elle est la racine de tous nos problèmes. »

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