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Le travail à l?usine sous l??il américain

13 janvier 2006, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?image de marque dans la fabrication des vêtements compte beaucoup chez les clients américains. L?industrie mauricienne doit en tenir compte. Les fournisseurs peu scrupuleux sur le traitement des travailleurs risquent d?être sanctionnés.

Les acheteurs américains veillent au grain. Ils ont mis en place des normes de surveillance pour s?assurer que les produits qu?ils achètent sont fabriqués dans des conditions convenables. Le Worldwide Responsible Apparel Production (WRAP) est un système américain qui évalue et certifie le respect des bonnes pratiques dans les usines.

La Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA) veut sensibiliser ses membres (ceux qui exportent vers les Etats Unis) à l?importance de ce système de certification. Elle a organisé hier un séminaire sur le WRAP à l?hôtel Gold Crest à Quatre-Bornes.

«Les normes de travail et les principes de production sont devenus un élément stratégique clé dans la politique des acheteurs. Cela ne peut être ignoré compte tenu du fait que les stratégies de sous-traitance deviennent très volatiles. La fin des quotas apporte plus de choix aux clients qui sont plus à même de retenir seuls les fournisseurs qui projettent une bonne image sociale», affirme Ahmed Parkar, président de la MEPZA.

Le fabricant doit pouvoir assurer son client qu?il n?a pas eu recours à la main-d??uvre infantile, qu?il n?a pas exploité ses salariés tant sur plan monétaire que sur le plan des conditions de travail, et que les normes de sécurité et d?hygiène sont respectées, parmi d?autres exigences. L?acheteur doit à son tour pouvoir démontrer aux consommateurs que les vêtements qu?ils achètent sont fabriqués dans de bonnes conditions.

Maurice a jusqu?ici su préserver une bonne image sur ce plan contrairement à des pays asiatiques, notamment. Mais les standards deviennent de plus en plus exigeants. D?où l?importance de bien maîtriser le système WRAP. La MEPZA avait fait appel à Steven Jesseph, le vice-président du WRAP, pour animer l?atelier de travail d?hier.

Celui-ci a expliqué l?évolution des normes de certification vers un système commun dans l?industrie de la confection aux Etats-Unis. Il a fait état du puissant lobby anti-sweatshop, venant des consommateurs et des autres groupes de pression, et de ses implications sur les politiques d?approvisionnement et de sous-traitance des acheteurs. Il a expliqué aux participants les différentes modalités de la mise en place du système WRAP au sein de leurs entreprises respectives.

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