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La MEF souhaite une loi industrielle moins rigide

26 décembre 2005, 20:00

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Une loi sur les relations patronat-syndicats moins rigide et qui favorise la création d?emplois. C?est ce qu?a réclamé la Mauritius Employers? Federation (MEF), la semaine dernière, au cours d?une rencontre avec le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree. Cette réunion s?inscrit dans le cadre des consultations portant sur le remplacement de l?Industrial Relations Act (IRA) de 1975 par l?Employment and Labour Relations Act.

Dans une déclaration à l?issue de la rencontre, Gérard Garrioch, président de la MEF, déclare que l?association a une ?vision pour l?avenir. C?est pourquoi le patronat souhaite qu?il y ait un cadre industriel moderne qui favorise le plein-emploi. Nous voulons un climat propice à l?investissement.?

Vasant Bunwaree affirme qu?il existe un consensus entre le patronat et les syndicats sur la nécessité de remplacer l?IRA. Cette loi a fait son temps. ?Le nouveau projet de loi dans sa forme actuelle a été rejeté par les syndicats et le patronat qui n?approuvent pas certains points. Cependant, les deux parties sont tombées d?accord pour l?améliorer.?

Les réunions bipartites vont se succéder jusqu?à ce que les deux parties concernées trouvent un terrain d?entente. Un comité technique examinera les points litigieux. ?Nous allons voir où réside la rigidité?, affirme le ministre. Les travailleurs ne sont pas contre le principe de négociation collective. C?est sur le mode d?application de ce système qu?il faut se pencher davantage, explique-t-il.

Une proposition a donc été émise pour revoir le rôle du National Remuneration Board. La MEF souhaite que cet organisme soit remplacé par un National Wage Council. Ce à quoi s?opposent les syndicats

Le comité technique qui se penche sur la réforme de cette loi aura de nouvelles rencontres en janvier. Un premier rapport pourra être publié en février, déclare Vasant Bunwaree.

Au cours de la première réunion du comité technique, il y a un mois, les représentants des 13 fédérations syndicales ont insisté sur la nécessité d?introduire le droit de grève dans la Constitution. Mais la MEF a toujours insisté pour que cette action syndicale soit un dernier recours.

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