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La cherté du fuel entraîne la hausse de l?électricité
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La cherté du fuel entraîne la hausse de l?électricité
Le prix du baril de pétrole a pris l?ascenseur. Du coup, le Central Electricity Board (CEB) doit débourser une somme additionnelle d?environ Rs 1 milliard annuellement pour l?achat de carburant. Pour faire face à la situation, une option est à l?étude : une éventuelle hausse des tarifs du courant. L?organisme donne une conférence de presse aujourd?hui pour expliquer sa situation financière.
Interrogé hier, le ministre des Services publics, Abu Twalid Kasenally, explique qu?il n?est ?pas question d?entretenir une révision des tarifs de l?électricité sans que j?aie toutes les données en main?. Mais avant d?envisager une éventuelle hausse, il souhaiterait que le CEB amortisse d?abord ses coûts à travers d?autres facteurs. Ceux-ci portent notamment sur le gaspillage, une meilleure gestion de l?organisme, la réduction du nombre de vols de matériaux et des heures supplémentaires. ?La politique du gouvernement est de minimiser l?impact de fluctuation du prix du carburant sur la population?, ajoute le ministre.
Le président du CEB, Patrick Assirvaden, n?a pas souhaité faire de commentaire à ce sujet. Il précise que la situation sera expliquée aujourd?hui.
Lors d?une conférence de presse hier, le syndicaliste Jack Bizlall, négociateur des travailleurs du CEB, a évoqué cette éventuelle hausse des tarifs de l?électricité. Selon lui, la hausse des tarifs ?pourrait tourner autour de 15 à 25 %?. Il a ajouté qu?il est fort probable que l?Automatic Pricing Mechanism soit utilisé pour assainir la situation financière du CEB. ?Le budget du CEB est de Rs 6 milliards. Rs 2,5 milliards sont utilisées pour l?achat de carburant. Rs 2 milliards pour l?achat de l?électricité du secteur privé. Il faut ajouter à cela l?impact du debt servicing?, a expliqué Jack Bizlall.
Ce dernier a affirmé que l?enveloppe salariale de quelque 1 750 travailleurs manuels, soit Rs 147 millions, constitue 10 % du budget. ?Il ne faut pas croire que c?est parce que nous avons fait une demande d?augmentation salariale que le CEB envisage une hausse des tarifs?, prévient Bizlall. Il invite ainsi la nouvelle direction du CEB à ne pas faire les mêmes erreurs que celles commises dans le passé.
Recrutement
Le recrutement de quatre étrangers a coûté au CEB environ Rs 50 millions, a souligné le syndicaliste.
Quarante pour cent de la consommation de l?énergie électrique du pays est produit par le secteur privé. Pour atténuer l?impact de la hausse du prix du baril, Jack Bizlall invite le gouvernement à diversifier sa source d?approvisionnement et de renégocier le contrat signé avec l?industrie sucrière pour l?achat de l?électricité. ?L?électricité occupe une part importante dans le budget de tout le monde, que ce soit pour un individuel ou pour les entreprises?, fait remarquer le syndicaliste.
Le CEB consomme près de 265 000 tonnes d?huile lourde pour produire de l?électricité par an. Rs 2,8 mds sont utilisées pour l?achat de produits pétroliers.
REVENDICATIONS SYNDICALES
Le service 130 boycotté
■ Le service de dépannage (130) est actuellement boycotté par les travailleurs manuels du CEB. Une décision prise par l?Union of Employees of Central Electricity Board (UECEB). Deux raisons sont avancées : les techniciens n?ont pas de contact direct avec l?abonné pour savoir en détail de quoi il s?agit et le fait que le CEB dépense davantage d?argent en ayant recours à un centre d?appels pour diriger les appels vers les techniciens du CEB. Le syndicat réclame la réintroduction du système de radio pour communiquer avec les techniciens. Lors de la conférence d?hier, Jack Bizlall a précisé qu?il n?a pas apprécié le langage utilisé par un politicien à l?égard d?un technicien lors du lancement du service 130. Le langage du président du CEB à l?égard d?un planton l?a également mécontenté. Interrogé à ce sujet, Patrick Assirvaden a expliqué qu?il répondra à la question aujourd?hui. Jack Bizlall donne au CEB jusqu?au 31 décembre pour améliorer les relations industrielles et signer un accord collectif sur les conditions de travail et l?augmentation salariale. Faute de quoi, l?UECEB compte entamer des actions syndicales.
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