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Le commissariat au Plan fait ses comptes

14 décembre 2005, 20:00

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Après les annonces, le temps des calculs. Le commissariat au Plan, qui a supervisé l'élaboration de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté présentée jeudi dernier à Maurice aux bailleurs de fonds internationaux, fait le point sur les engagements obtenus et leur répartition par secteurs. Ynoussa Imali, commissaire au Plan, se dit ?très satisfait?.

?Quand nous avons élaboré le Plan d'action, il y a eu un débat entre techniciens?, explique-t-il. ?Nous nous sommes demandés s?il ne fallait pas baisser un peu le montant de l'aide que nous sollicitions. De toute façon, on obtient toujours moins que ce que l'on demande. Je ne pensais pas que nous repartirions avec autant d'engagements.?

La délégation comorienne réjouie

Les besoins de l?Union des Comores pour les quatre prochaines années avaient été évalués à 300 millions d'euros, dont 50 avaient déjà été financés. Les invités à la conférence se sont engagés pour une somme totale d'environ 120 millions d'euros, à laquelle ont été ajoutés environ 50 millions qui correspondraient aux annonces non chiffrées de réalisations, ce qui donne en tout les 170 millions d'euros, ou 200 millions de dollars, qui ont réjoui la délégation comorienne.

Sur cette somme, selon le commissaire au Plan, seuls les 37 millions d'euros alloués par l?Union européenne font partie des financements déjà attribués avant la conférence. Il resterait donc 115 millions d'euros à trouver pour atteindre le budget fixé. Ynoussa Imali se veut optimiste.

?Seule la France a annoncé que les 65 millions d'euros alloués étaient pour une période de 4 ans?, explique-t-il. ?Les autres partenaires n'ont pas précisé, ou alors ce sont des financements pour un ou deux ans. Les 2,2 millions d'euros des états-Unis, par exemple, sont pour la période 2006. D'autres pays ont privilégié les relations bilatérales plutôt que de faire des annonces devant la communauté internationale. En quatre ans, nous atteindrons sûrement les 300 millions d'euros?.

Pour ce qui est des conditions de déblocage des fonds, chaque pays ou organisme a ses propres procédures. La France, l?Union européenne et les organisations internationales implantées aux Comores ont déjà mis en place des mécanismes de collaboration avec les autorités nationales.

Pour les autres, ?nous allons mettre en place une structure qui jouera le rôle de mobilisation des ressources et élaborer les programmes qui doivent démarrer?, indique Ynoussa Imali, qui précise que ?des rumeurs disent que l'argent n'arrivera pas avant les élections, mais ce n'est pas vrai. Nous allons veiller à ce que les décaissements soient faits le plus vite possible car la population, maintenant, attend les résultats. Les programmes par secteur sont déjà tous élaborés?. Il ne reste plus qu'à les appliquer?

L.G

RELIGION

Les mosquées de Moroni et de Mutsamudu restaurées

■ La communauté ismaélite s'est retrouvée hier à la Jamat Khana (leur temple situé dans le quartier de Caltex) pour célébrer l'anniversaire du descendant direct d'Ali, le gendre du prophète Muhammad. Les manifestations se poursuivront samedi prochain par une fête religieuse. Forts de 20 millions d'âmes dans le monde, les Ismaélites constituent l'une des branches de la religion islamique. Implantés aux Comores depuis des dizaines d'années, ces Shiya ismaéli sont très actifs. Selon M.Dramsi, directeur de l'hôtel Les Arcades et l'un des responsables de la communauté dans l'archipel, le prince Karim Aga Khan n'a pas pu se rendre à Maurice pour la conférence des donateurs sur les Comores parce qu'il était empêché au Pakistan, mais a dépêché le président du Conseil de l'Europe en tant qu'observateur. "Il est fort probable que la fondation Aga Khan participe à la reconstruction des nouvelles Comores dans les secteur de la santé et de l'éducation" a indiqué M. Dramsi. Toujours selon ce dernier, "des architectes ont été envoyés par le prince Karim Aga Khan pour faire une estimation de la restauration de la medina de Moroni et de Mutsamudu. Les crédits ont été débloqués, il ne reste plus que l'évaluation et les décisions politiques pour lancer les travaux.

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