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Polémique autour du barrage

13 décembre 2005, 20:00

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Le barrage d?Anse-Raffin fait couler beaucoup d?encre. Alors que le Minority Leader de l?Assemblée régionale, Johnson Roussety, réclame un select committee pour faire la lumière sur ce projet, le bureau du Chef commissaire a apporté certaines précisions dans un communiqué.

Il en ressortque la décision de construire le barrage a été arrêtée lorsque la Water Resources Unit du ministère des Utilités publiques a alloué un contrat au Consulting Engineering Services (India) Limited, pour effectuer une étude sur la sécurité et la réhabilitation de trois barrages à Rodrigues, notamment à Solitude, Graviers et Anse-Raffin. Les travaux comprenaient un constat général des structures existantes, l?identification des zones à problèmes ainsi qu?une étude complète de l?aspect hydrologique et structurel des barrages pour ensuite faire des recommandations pour des travaux de réhabilitation.

Le consultant a soumis son rapport final sur le barrage d?Anse Raffin en janvier 2000. Vu l?état des structures, les consultants avaient recommandé qu?un nouveau barrage soit construit en amont du barrage existant au lieu de sa réhabilitation.

Le ministère de Rodrigues avec l?aide du Water Resources Unit avait alors lancé un appel d?offres pour la construction d?un nouveau barrage à Anse-Raffin.

Les consultants Gibb (Mauritius) et WAPCOS, une firme de consultants indienne, ont été nommés par le ministère de Rodrigues vers mai 2002 pour évaluer les offres reçus et pour superviser les travaux. Le rapport d?évaluation des appels d?offres reçus concernant la construction du barrage fut soumis au ministère en août 2002.

Le 5 novembre de la même année, le Secrétaire Permanent du ministère des Collectivités locales et de Rodrigues avait soumis l?approbation du Central Tender Board au bureau de l? Island Chief Executive pour allouer le contrat pour le démarrage des travaux de construction du barrage à JV Collas-Allied Builders Ltd.

Le dossier fut ensuite remis à la Commission des Ressources en Eau, qui a envoyé la lettre d?allocation du contrat le 23 décembre 2002. Le site a été remis à l?entrepreneur le 6 février 2003.

Dans un rapport soumis le 28 février 2003, le consultant a attiré l?attention de la Commission sur les énormes lacunes dans le dossier d?appel d?offres, plus particulièrement sur les dessins techniques du projet, sur la longueur du barrage qui devait être de 77 mètres pour finalement passer à 106 mètres sur le site. Une proposition était qu?il devait s?étendre entre les deux collines du lit de la rivière d?Anse-Raffin, lesquelles collines étaient inexistantes sur le site. Une provision de Rs 5 millions avait été incluse dans le contrat pour la station de traitement. Cette somme était malheureusement largement insuffisante.

Une erreur de topographie dans le dessin initial a eu pour conséquence que toute la réception de l?eau vers Rivière- Coco a dû être modifiée. L?eau, qui était initialement prévue d?alimenter Rivière-Coco a dû être pompée. Sur ce, une réunion fut tenue le 6 juin 2003. Tous les membres ont été unanimes à affirmer que les changements dans le coût du projet étaient dus aux manquements notés dans l?étude initiale. Le ministère des Utilités publiques a transmis une lettre officielle le 2 juillet 2003 au CTB sur cette demande. Le cas a été référé au CTB, qui avait donné son accord pour réviser le montant du contrat.

Le CTB a demandé au ministère des Utilités Publiques d?enquêter sur le travail fourni par le premier consultant et de prendre des actions légales ou d?autres actions à la fin de l?enquête. L?Assemblée régionale attend toujours les conclusions de cette enquête.

A la suite à une première visite des ingénieurs de la Commission, la présence d?un filet d?eau qui coulait en aval du barrage a été constaté. L?attention du consultant avait été attirée. Selon un constat, il avait été établi que l?eau pouvait provenir soit du barrage ou d?un côté des parois. Il fallait attendre que le niveau d?eau soit à moitié pour en établir la cause exacte. Des appareils de mesure furent aussitôt installés pour quantifier l?écoulement.

Selon le dernier rapport des ingénieurs, en date de la mi-novembre 2005, le barrage était rempli à plus de 7 mètres sur une capacité totale de 9,5 mètres. Le rapport souligne qu?il n?y avait plus d?écoulement du barrage.

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