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Ferraille : des exportateurs prêts à vendre à Samlo

1 décembre 2005, 20:00

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Les divergences entre les trois gros exportateurs de la vieille ferraille et la Samlo Koyenco Steel Co. Ltd (SKS) sont en voie d?être aplanies. Les exportateurs acceptent de vendre une partie de leurs produits à SKS. Cette fonderie éprouve actuellement de grosses difficultés pour trouver la matière première pour ses opérations.

?Une requête nous a été faite par le ministre de l?Industrie et du Commerce, Rajesh Jeetah, de vendre une partie de nos produits à SKS. Nous avons accepté. Nous sommes prêts à vendre à SKS au même prix que nous exportons mais en excluant le fret. Nous attendons maintenant les propositions de SKS?, explique Gilbert Pigeot, managing director de Scrap Supplies (Mauritius) Ltd. Lors d?une réunion hier avec le ministre Jeetah, les trois gros exportateurs, dont Scrap Supplies (Mauritius) Ltd, ont en même temps souhaité une meilleure réglementation du secteur.

Il y a actuellement 150 petits marchands, dont une trentaine d?étrangers, de l?Inde en particulier, qui sillonnent l?île pour trouver de la ferraille pour l?exportation. Ces petits marchands exportent mensuellement 1 200 tonnes par mois. Les trois gros opérateurs exportent 1 500 tonnes par mois. Ces exportations totalisent 80 millions de dollars (Rs 3 milliards) annuellement.

?Certains étrangers viennent à Maurice et n?exportent que deux à trois conteneurs, et puis ils s?en vont. Nous nous demandons si tous ces petits marchands ont des permis pour opérer. Si on arrête ce système de marchands de coin de rue, ça va donner plus de volume de vieille ferraille aux trois gros opérateurs et à SKS?, soutient Gilbert Pigeot.

Dans un dossier soumis au ministère du Commerce, SKS a proposé que les compagnies qui exportent de la vieille ferraille lui vendent leurs produits pour les besoins de sa fonderie qui fabrique des barres de fer de construction. Mais les gros exportateurs craignaient que la démarche de SKS n?entraîne la fin de leurs activités.

?Je suis d?accord pour discuter avec les opérateurs afin d?arriver à un accord sur le prix. J?espère que les discussions seront positives. Il y a une pénurie de vieille ferraille sur le marché international. Certains pays, dont l?Afrique du Sud et l?Inde, interdisent carrément l?exportation afin de protéger leurs industries locales. Si nous achetons sur le marché local, ça nous coûtera définitivement moins cher?, dit Rajeev Gowreessoo, managing director de SKS.

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