Publicité
questions à? Dinesh Burrenchobay Directeur des ressources humaines, « Sun Resorts Ltd »
Par
Partager cet article
questions à? Dinesh Burrenchobay Directeur des ressources humaines, « Sun Resorts Ltd »
Le Mauricien développe-t-il une hostilité envers l?étranger ?
En période de difficultés économiques, nous avons tendance à trouver beaucoup de boucs émissaires pour les maux qui nous affligent. Les étrangers travaillant à Maurice en font partie. Les Mauriciens semblent n?avoir aucun problème par rapport aux étrangers en vacances qui sont perçus comme une source de revenus.
Comment expliquez-vous la réaction envers les expatriés ?
À mesure que leur niveau d?éducation augmente, les Mauriciens aspirent à une place au soleil. Rien de plus normal. Or, le système ne peut pas les accommoder tous. Par ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à pouvoir voyager et à se tenir au courant de ce qui se passe ailleurs. Le problème d?exposure se pose moins.
Dans ce cas, a-t-on vraiment besoin des compétences étrangères ?
Bien entendu ! Maurice est un petit pays et il est naturellement confronté à un manque de talents. Le challenge sera de trouver le système qui puisse produire les compétences dans les domaines requis ainsi que le nombre et la qualité voulus. Du reste, soyons sérieux. Nous n?avons aucun problème à envisager que les Mauriciens travaillent à l?étranger. Pourquoi avons-nous du mal à accepter que des étrangers puissent à leur tour travailler à Maurice ?
Les Mauriciens deviennent-ils plus conservateurs ?
Je ne le crois pas du tout. Une petite poignée de gens essaie de promouvoir l?argument nationaliste. Je suis outré car cela me ramène à l?esprit de la France de Jean-Marie Le Pen qui fait de cette faiblesse son fonds de commerce. Je n?aimerai pas voir mon pays se renfermer sur lui-même. Nous ne sommes pas le nombril du monde et compte tenu de notre isolement géographique, nous avons tout intérêt à rester branchés sur le monde.
Croyez-vous à l?ouverture totale du pays vers l?étranger ?
L?ouverture et la tolérance ? à commencer entre les Mauriciens eux-mêmes ? sont les seules options pour l?avenir. Des success stories telles que Dubayy et Singapour pratiquent un haut degré d?ouverture. Cela leur a permis d?attirer des talents étrangers et de réussir le pari de l?intégration dans l?économie globale. Maurice n?a aucune ressource naturelle si ce n?est ses hommes. Nous devons créer un environnement propice à la mobilisation de tous les talents, qu?ils soient locaux ou étrangers.
Publicité
Publicité
Les plus récents