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Avancer ensemble?

24 novembre 2005, 00:00

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Le village du Batimarais est en ce moment le centre d?intérêt des Organisations non gouvernementales (ONG) qui ne pensent qu?à son bonheur.

Goinden Saminaden de la Batimarais Kalimata Benevolent Society a été d?une grande aide aux animateurs des ONG pour identifier les projets devant améliorer la vie des habitants et les encourager à y participer.

Les représentants des différentes ONG étaient présents jeudi au Centre Communautaire de cette localité à l?invitation du TFIVG qui avait organisé conjointement avec le Mauritius Council for Social Services (MACOSS), un atelier de travail réunissant toutes les ONG concernées par le développement du village.

Avant la clôture de la journée, des animateurs de différentes ONG ont promis de contribuer à la réalisation de certains des projets identifiés.

La Croix Rouge donnera des cours de First Aid aux jeunes, Education Development Youth and Consultancy Services a un projet de formation pour les parents, l?Association pour l?Education des enfants défavorisés s?occupera de la formation à la maternelle, le Service Sans Frontières (SSF lancera une campagne de sensibilisation sur l?environnement (de concert avec les habitants) pour mettre en terre des plantes décoratives, des arbres fruitiers et procédera au nettoyage de la rivière. Dev Beelatoo, membre du SSF, a déjà mobilisé son groupe pour être sur place à partir de la semaine prochaine. Il dit avoir pris contact avec la National Development Unit (NDU) pour l?aider.

?Nous allons faire de notre mieux pour concrétiser au plus vite ce projet?, indique Dev, avant d?annoncer le concours Fleurir Batimarais qui aura lieu en décembre.

Le comité de coordination a identifié plusieurs projets et a travaillé à partir d?une méthodologie pour essayer de trouver des solutions pour le village.

<B>Contraintes</B>

Les problèmes mis au jour sont les fréquents problèmes familiaux, le manque d?encadrement des jeunes et des enfants, le travail temporaire, le manque de formation des parents, l?absence de dialogue dans la famille, le faible niveau de l?éducation des parents, des revenus insuffisants, l?absence d?une garderie, le chômage, le surendettement entre autres. Les contraintes soulignées par les différents stakeholders pour faire avancer les projets ont été identifiées : analphabétisme, absence de suivi des projets, manque de détermination pour les faire aboutir et les problèmes de communication et les conflits d?intérêt autour du choix des projets.

Sarjoo Gooroocharan, field worker du TFIVG donne son point de vue sur les attentes et les promesses.?En tant qu?animateurs, nous pensons avoir accompli le travail qui nous a été confié par notre organisation. La balle est maintenant dans le camp des autorités, des ONGs, des bailleurs de fonds qui vont faire le suivi,? dit Sarjoo, soutenu par Priscilla Bignoux et Reedy Roy, deux coordinateurs au sein du TFIVG.

Pour ce qui est de l?aboutissement des projets, il souhaite qu?il y ait un changement de mentalité pour moins de dépendance et pour que les habitants participent eux-aussi au développement de leur propre village.

?Nous sommes conscients que le combat contre la pauvreté est dur mais pour y arriver, il faudrait avoir la participation de tous ceux concernés et un suivi régulier pour tous les projets à long terme?, insiste Sarjoo.

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