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Carine Tranquille
Que de larmes versées après que le jury ait rendu son verdict. Carine Tranquille est une âme sensible. «J?y crois pas, j?y crois pas ! » n?a-t-elle cessé de répéter, comme pour se convaincre elle-même qu?elle est bien qualifiée pour la finale du concours. Son tour de chant, pétri de fougue, d?émotion et de technique, était un sans faute. Je ne sais pas son nom, de Chimène Badi qu?elle a interprété de manière délicate, sans forcer sur ses cordes vocales, l?a portée et l?a transportée.
Cette chanson difficile à interpréter, lui allait comme un gant. Chanson d?espoir, qui se plaît dans une douleur aux confins du bonheur, requiert une parfaite maîtrise vocale, surtout sur les aigüs. Sa voix douce et sans affectation, a fait le reste. «J?étais morte de trac, mais le public, à travers ses encouragements, m?a portée. Du coup, j?ai pris sur moi, pour maîtriser mes émotions. »
Carine Tranquille qui ne jure que par le gospel et la «black music», vit pour chanter. «C?est vital pour moi.» Elle a fait ses premiers pas dans la chanson durant sa petite enfance et fait ses gammes à l?église. Détentrice d?un diplôme en Sciences humaines, elle se destine à l?enseignement. Venant d?une famille nombreuse, cette habitante de Coromandel, peut encore étonner.
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