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Tico
Les reprises sont de saison. Mais n?ont pas bonne réputation. Les hommages sont courants, pas toujours innovants. Tico, produit par le Studio Kapricorn, se mesure à Bob Marley sur Tico chante Marley. Cet album destiné à réveiller les «roots» du seggae, sera dans les bacs dans quelques jours.
Julian, fils de Bob Marley a lui-même du mal à faire aussi bien que son père. Mais le reggae est devenu universel. Tico, de son vrai nom Pierre Clarel Laseringue, sensible au génie du roi Marley, a voulu tenter le coup. Se réapproprier Marley, tout en restant lui-même.
Tico tente de prolonger l??uvre du maître, pour porter encore et toujours, son discours de conscience. Parce que le reggae n?est pas seulement prétexte à danser, mais sujet à réflexion, porteur d?un message révolutionnaire et non-violent. Tico revendique donc l?héritage de Marley, en reprenant ses titres, et pas forcément les plus connus, histoire de poursuivre le combat. Et ce n?est pas un hasard si c?est en Afrique, davantage qu?en Jamaïque, que l?héritage de Marley se perpétue.
Kaya lui, avait préféré mélangé le reggae au séga. Tico lui, choisit de revisiter, plutôt que de réinventer. En même temps, sa voix aux «grooves» très seggae, prouve qu?il est issu de la génération des enfants de Kaya. Le seggae, le blues d?aujourd?hui, est chanté par la jeunesse mauricienne, une jeunesse pas si désinvolte que cela. Richard Hein, producteur avisé, à l?affût des talents bruts, a eu la bonne intuition de concocter cet album. Pas forcément commercial, pour ceux qui veulent redécouvrir Marley et son héritage, et Tico, dont la voix rappelle celles de deux enfants du sol, partis trop tôt : Kaya et Ras Ti Lang.
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