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Machine en branle
Des anciens de la MBC seraient de retour à la station publique. Comme l?a déclaré Fareed Jangeer Khan, président de la MBC, la production locale à la MBC va se développer et de nouveaux programmes sont attendus.
Il était grand temps de s?occuper de ce département. En dehors de quelques émissions sporadiques sans grande créativité, ces dernières années n?ont pas été particulièrement marquantes. Il est vrai que les liens entre l?ancien directeur général,
Torriden Chellapermal et Atma Bumma, directeur de la production locale étaient particulièrement tendus. Cela n?a pas aidé à faire avancer les choses. Si l?on se souvient de quelques tentatives vite abandonnées de créer de nouveaux programmes, on ne peut que déplorer la stagnation de ce département.
Il compterait presque une trentaine de réalisateurs. Mais que font-ils ? Mieux que savent-ils faire ? Espérons que leur savoir ne se limite pas qu?aux programmes socioculturels.
Si certains noms reviennent fréquemment, que font donc les autres ? Il est grand temps de porter un sérieux coup de fouet aux réfractaires et aux paresseux.
Mais avant cela, il faut identifier les capacités et le travail qu?accomplit chacun d?entre eux. Quand on regarde les productions locales indépendantes, on se rend compte que les idées nouvelles et intéressantes ne manquent pas. D?ailleurs, promouvoir la production indépendante est importante. Une place devrait leur être acquise sur la grille de la MBC.
Pourtant, l?exercice effectué, l?année dernière, a encore une fois mis en évidence le manque de créativité du département de la production locale de la MBC. Cela fait des années que les rumeurs courent au sujet d?une émission de télévision matinale.
Il manque cruellement un programme de ce genre. Les compétences devraient se trouver dans ce département. Si les compétences manquent, il est toujours possible d?aller les chercher chez les producteurs indépendants locaux qui ont déjà fait montre de leur savoir.
La production locale occupe moins de 10% de la grille de programmes. Une honte. Il est grand temps que cela change. La nouvelle direction de la MBC en est pleinement consciente. Car la production locale, ce n?est pas qu?un simple quota à respecter. C?est aussi le moyen de découvrir davantage notre pays et de se divertir aux rythmes de nos compatriotes. La production locale, c?est aussi ce qui nous attache à notre pays alors que nous sommes envahis d?images étrangères.
Fort heureusement, la machine s?est enfin mise en branle.
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