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Me Golamaully évoque le droit à la réhabilitation
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Me Golamaully évoque le droit à la réhabilitation
L?avocat se défend. Accusé par le Bar Council de n?avoir pas révélé un antécédent criminel au moment de prêter serment comme avocat, Me Samad Golamaully réplique. Dans son affidavit déposé en Cour suprême, il argue que le délit remonte au temps où il était encore enfant. En vertu du British Rehabilitation of Offenders Act de 1974, il a le droit de se considérer comme n?ayant jamais été inculpé, condamné et donc comme une personne de ?good character?.
L?avocat a été arrêté en Angleterre en 1986 pour possession d?un faux fusil avec l?intention de commettre un braquage. Il avait alors 14 ans. Samad Golamaully n?en a pas parlé quand il s?apprêtait à rejoindre le barreau anglais. Il n?en a pas non plus fait mention à Maurice. Mis au courant de cette situation, le Bar Council avait référé l?affaire aux autorités londoniennes. Le 18 octobre, le Disciplinary Tribunal of the Council of the Inns of Court a condamné l?avocat à £ 4000 d?amende, en plus de £ 410 de frais, soit quelque Rs 233 000, pour ce délit remontant à 19 ans.
Vifs echanges entre avocat et chef juge
A la suite de ce verdict, le barreau mauricien a entré une action contre l?avocat en Cour suprême. L?affaire a été appelée devant le chef juge Ariranga Pillay hier. L?audience a été marquée par de vifs échanges entre le chef juge et Me Yousuf Mohamed, qui défend Samad Golamaully. Ceux-ci se sont produits lorsque Me Mohamed a fait une requête pour que les débats aient lieu l?après-midi même (NdlR : hier).
Le chef juge répond : ?Ne me faites pas dire des choses que je ne veux pas dire un lundi matin. Les juges ne sont pas à la bonne disposition des avocats et surtout des senior counsels.?
Me Mohamed : ?Je ne mérite pas cela, c?était une requête faite poliment et je m?attendais à une réponse élégante. (?)?
Le chef juge : ?La requête est rejetée. Les débats seront entendus devant le full bench de la Cour suprême le 9 novembre.?
Le Bar Council est représenté par Sir Hamid Moolan QC, Raymond d?Unienville, Yousuf Aboobakar et Cader Rajah (avoué). Me Samad Golamaully est défendu par Mes Yousuf Mohamed, Raouf Gulbul, Ashley Hurhangee, Dick Ng Sui Wa et Paul Cheong Long ainsi que Thevarajen Ponambalum.
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