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L’Arabie saoudite en passe d’entrer à l’OMC

31 octobre 2005, 00:00

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L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a obtenu vendredi le feu vert des grands pays commerçants de la planète pour rejoindre, probablement d’ici la fin de l’année, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) après 12 années d’épineuses négociations.

Un groupe de travail incluant les principaux membres de l’OMC a approuvé le texte final des conditions d’entrées du royaume et a inscrit leur examen à l’ordre du jour du Conseil général du 11 novembre.

“Il s’agit là d’une étape très importante dans l’accession de l’Arabie saoudite à l’OMC. Je suis heureux de constater que l’énorme travail effectué par l’Arabie saoudite a maintenant rapproché le pays de l’entrée à l’OMC”, a déclaré Pascal Lamy, son directeur général.

Le ministre saoudien du Commerce, Hachim Yamani, a lui parlé de “victoire pour les principes et les objectifs du système de commerce multilatéral”.

L’approbation du Conseil général, qui semble acquise d’avance, pourrait permettre à l’Arabie saoudite – si elle s’acquitte à temps des formalités nécessaires – d’assister à la rencontre ministérielle de Hong Kong en décembre en tant que membre à part entière, le 149e membre depuis la création de l’OMC.

Ce nouveau statut est censé faciliter l’ouverture de l’économie saoudienne aux investisseurs étrangers, ce qui ne manque pas d’inquiéter certains responsables religieux du pays.

Ryad espère que son adhésion à l’OMC lui permettra notamment de réduire sa dépendance au secteur pétrolier et de trouver de nouveaux débouchés à l’exportation pour ses entreprises, celles du secteur pétrochimique en particulier.

Les discussions d’adhésion ont été délicates notamment sur l’assurance, l’Arabie saoudite ayant réclamé – et finalement obtenu – que tout investissement étranger dans ce secteur respecte les principes de l’“assurance coopérative”, conforme aux règles de l’islam, dans laquelle les détenteurs d’une police sont sociétaires de la compagnie. Les discussions sur ce dossier n’ont été réglées que cette semaine.

Les négociateurs arabes craignaient parallèlement que l’OMC limite la capacité de Ryad en matière de réglementation des importations de produits interdits par l’islam, comme le porc, l’alcool ou les contenus pornographiques.

Robert EVANS

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