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Terrain de football transformé en piscine
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Terrain de football transformé en piscine
Contrairement à l’espoir placé en Madagascar, à savoir, de pouvoir se doter de nouvelles infrastructures sportives, comme c’était le cas des autres pays de la région, pour ne citer que Maurice, l’organisation par la Grande île des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) en 2007, déçoit de nombreux sportifs. Ceci, pour la simple raison que ces derniers ne pourraient même pas tirer profit des Jeux car, il n’y aura pas de nouvelles constructions d’infrastructures sportives, d’après les dires du Directeur général du Comité d’organisation (COJI), Lala Andriamanamisata.
Pis, à en croire ce dernier, la capitale va compter un terrain de football de moins à l’occasion de ces JIOI car, celui de l’Académie nationale des sports à Ampefiloha sera transformé en une piscine olympique de 50 m. La mauvaise nouvelle a été annoncée par Lala Andriamanamisata en personne, lors de la conférence de presse, organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports qui s’est tenue lundi au Palais des sports de Mahamasina.
Ainsi, outre le terrain annexe de football de l’université à Ankatso qui sera transformé en un terrain de tennis pour les Jeux des îles, maintenant c’est au tour du terrain de l’Académie nationale des sports d’être sacrifié pour ces Jeux. Pourtant, l’usage de ce terrain est non seulement d’utilité publique, mais surtout, sociale pour tous les quartiers environnants.
En effet, en ce qui concerne l’utilité publique, chaque année, ce terrain accueille les épreuves d’Education physique et sportive des examens officiels du BEPC et du Baccalauréat. Ces épreuves regroupent chaque année au moins 2000 candidats pour le BEPC et 3000 pour le Baccalauréat.
En outre, dans le cadre de la réalisation des missions de l’Académie nationale des sports, un établissement de formation rattaché au ministère entre autres, la formation de la relève, tous les ans à raison de deux fois par semaine, ce terrain accueille pas moins de 80 à 100 jeunes footballeurs en herbe pour suivre les cours de football. Enfin et non des moindres, tous les jours, en période scolaire, ce terrain accueille des centaines d’étudiants des établissements scolaires dans la localité pour leurs cours d’éducation physique.
Pour ce qui est de l’utilité sociale, chaque week-end, ce terrain constitue le terrain d’entraînement et de défoulement de nombreux jeunes des quartiers de cette localité. En particulier, les quartiers chauds où pour de nombreux jeunes dont la plupart sont des désoeuvrés, la pratique de ce sport constitue non seulement un passe-temps, mais aussi, une issue de secours dans la lutte contre la pauvreté et la survie.
Pour en revenir à la construction de la piscine olympique des prochains Jeux des îles de 2007, beaucoup suggèrent le site de l’ancienne piscine du COUM des 67 Ha. Un site abandonné et laissé en piteux état depuis 2003, pour cause de nombreux arriérés de la JIRAMA sur les factures d’eau.
A ce rythme et à l’allure où va la transformation des terrains de foot dans la capitale, c’est l’avenir de la jeunesse tananarivienne qu’on essaye de sacrifier. Ceci, sans parler du “coup d’arrêt” apporté au sport tananarivien. Un coup d’arrêt qui ne dit pas son nom et qui constitue l’illustration parfaite de la manière de tuer le sport dans ce pays.
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