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L’incertitude plane sur les survivants du crash

23 octobre 2005, 20:00

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Un avion de ligne nigérian s'est écrasé samedi au nord de Lagos et, hier encore, le doute planait sur le sort des passagers, qui étaient au nombre de 116 personnes. L’accident est surbvenu peu après le décollage de l’appareil de la capitale économique du Nigeria.

“Il y a de nombreux survivants. Une cinquantaine environ. Environ la moitié (des personnes à bord)”, a déclaré le porte-parole du gouvernement de l'Etat d'Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria. Mais Adiobun Orebiyi, secrétaire-général de la Croix-Rouge, était moins optimiste, déclarant : «l’avion est complètement détruit. (...) On ne m’a pas parlé de survivants.»

D'après la radio publique, qui n'a pas révélé leur identité, des responsables gouvernementaux de haut rang se trouvaient à bord de l'avion.

Les débris du Boeing 737-200 de la compagnie privée Bellview Airways ont été localisés dans cet Etat, près de la ville de Kishi, située à environ 200 km au nord de Lagos, a-t-on déclaré de source policière.

Le vol 210 de Bellview Airways a décollé de Lagos samedi soir à 20h45 en direction d'Abuja. La tour de contrôle a perdu tout contact avec l'appareil quelques minutes plus tard, au milieu d'un violent orage. L’avion transportait 116 personnes, dont 110 passagers et six membres d'équipage. L'incertitude régnait dans un premier temps sur les circonstances de la disparition du Boeing, aucune hypothèse n'étant écartée, qu'il s'agisse d'accident, de détournement ou d'atterrissage d'urgence.

L'appel de détresse lancé par le commandant de bord quelques instants après le décollage semble cependant indiquer un problème technique, a-t-on déclaré à Reuters de source proche de la présidence nigériane.

Bellview Airlines est une compagnie prisée par les expatriés et des diplomates occidentaux craignent la présence de compatriotes à bord de ce vol 210. L’absence de communication de la part de Bellview Airlines, plusieurs heures après la chute de l'appareil, a alimenté l’inquiétude des proches des passagers, qui se sont rassemblés à l'aéroport de Lagos.

Interrogée par téléphone, une porte-parole de Boeing a déclaré à l'antenne de CNN que le constructeur collaborerait avec l'agence américaine de sécurité dans les transports (NTSB) si celle-ci était invitée par les autorités nigérianes à participer à l'enquête. Plus de 140 personnes avaient péri en mai 2002 dans l'accident d'un avion de ligne qui s'était écrasé sur une banlieue de Kano, dans le nord du Nigeria, tuant des passagers et des habitants.

Tom ASHBY

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