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Soorya Gayan refuse l?offre de Navin Ramgoolam

18 octobre 2005, 20:00

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Un dénouement plutôt inattendu. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a annoncé hier que Soorya Gayan, ex-directrice du Mahatma Gandhi Institute (MGI) a décidé de prendre sa retraite. Cette décision met fin à la polémique autour de son limogeage.

Cette décision n?a pas manqué de surprendre. Et le leader de l?opposition, Paul Bérenger, demandait dans sa Private Notice Question (PNQ), la réintégration de Soorya Gayan au poste de directeur général.

Soorya Gayan a préféré faire valoir ses droits à la retraite car le gouvernement ne comptait pas la réintégrer à son poste de directrice générale. Deux propositions qui lui ont été faites par le Premier ministre ne l?ont pas non plus séduite. Elle en a informé le Premier ministre par écrit lundi après un temps de réflexion.

?J?avais indiqué mardi dernier que j?allais parler à Mme Gayan le même après-midi et j?ai fait des propositions. J?ai eu une seconde conversation téléphonique avec elle et lui ai proposé le poste de directeur du Rabindranath Tagore Institute (Ndlr : comme annoncé dans l?édition de l?express du 12 octobre). Elle m?a remercié et a ensuite décidé de prendre sa retraite avec tous ses bénéfices. Je n?ai personnellement aucune objection au paiement des avantages auxquels elle a droit conformément à la législation existante?, indique Navin Ramgoolam.

Initialement, le gouvernement lui avait proposé de reprendre son poste d?Associate Professor au MGI, explique Navin Ramgoolam. Ce sur quoi Paul Bérenger a lancé sur un ton moqueur : ?Je suis sûr que le Premier ministre ne veut pas être nommé vice-Premier ministre ?? Réponse du principal intéressé : ?Naturellement pas !?

Paul Bérenger a insisté à plusieurs reprises sur le fait que Soorya Gayan devrait être réintégrée comme directeur général ?dans un esprit d?humanisme, de justice et de fair-play? étant donné que ?Soorya Gayan est au-dessus de tout reproche?. Le leader de l?opposition soutient que si elle a décidé de prendre sa retraite, c?est parce qu?elle ?s?est sentie blessée?.

Navin Ramgoolam continue cependant à soutenir, comme il l?a fait depuis le limogeage de Soorya Gayan, le 5 octobre dernier, qu?il a des raisons spécifiques ?bonnes ou mauvaises? derrière sa décision concernant l?ex-directrice. ?Il y a des questions qu?on se pose au sujet de certains recrutements et nominations?, affirme Navin Ramgoolam sans être plus explicite.

?La candidature de Mme Sibartie écartée?

A une question du backbencher travailliste, Yatin Varma, qui voulait une confirmation sur l?engagement politique de Soorya Gayan lors des élections de 1995 et 2000, Navin Ramgoolam a laissé échapper un ?oui? presque inaudible à cause des protestations émanant des bancs de l?opposition. Une fois encore, il ne précisera pas ce qu?il reproche exactement à Soorya Gayan.

Une partie de la PNQ avait trait à l?ancienne directrice par intérim du MGI, Asha Sibartie. Paul Bérenger cherchait à savoir ce qui a permis à Navin Ramgoolam d?affirmer à l?Assemblée nationale, mardi dernier, que l?ancienne registrar et directrice par intérim du MGI avait dû prendre sa retraite à cause de la nomination de Soorya Gayan le 15 octobre 2001.

De l?avis du leader de l?opposition, le Premier ministre avait été mal informé puisque Asha Sibartie a pris son congé préretraitre le 8 février 2002, soit après la nomination de Soorya Gayan.

Pour Navin Ramgoolam, ?elle est partie parce qu?en tant que directeur général par intérim, elle avait l?impression que les conditions avaient été modifiées?. Référence est faite ici à l?appel de candidatures pour le poste de directeur général du MGI qui exigeait de nouvelles qualifications aux postulants.

Asha Sibartie était disqualifiée d?office puisqu?elle n?était pas en possession d?un diplôme universitaire de troisième cycle contrairement à Soorya Gayan, qui était également employée au MGI. ?On peut se demander si les critères n?ont pas été modifiés tout simplement pour écarter la candidature de Mme Sibartie?, ajoute Navin Ramgoolam.

Paul Bérenger renvoi la balle. ?Mme Sibartie a eu une brillante carrière au MGI. En 2000, rien n?empêchait au gouvernement travailliste d?alors de la confirmer au poste de directeur général, mais cela n?a pas été fait.?

Le Premier ministre précise alors que le pays était à la veille de la campagne électorale pour les élections générales. ?Nous n?avions donc pas voulu prendre de décision?, précise-t-il.

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