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Les impôts compliquent la vie des entrepreneurs
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Les impôts compliquent la vie des entrepreneurs
Des petits désagréments qui font mal. Les entreprises peinent à suivre le rythme de changement imposé par l?administration fiscale. Cette fois-ci, ce n?est pas une augmentation des taxes mais une complication au niveau de la déclaration d?impôts qui sème la zizanie. Avec les données de plus en plus détaillées exigées par le service des fiscalités, les logiciels habituellement utilisés par certaines sociétés, sont devenus inutiles. Prises au dépourvues, certaines ont dû se passer du système informatique et reviennent à la bonne vielle méthode ?des calculs manuels?.
?C?est un véritable retour à l?âge de pierre. Je suis obligé de faire tous mes calculs à la main car le système que nous avons utilisé depuis des années ne répond plus aux exigences du service des impôts. Outre la perte de temps, le nombre de chiffres à manipuler multiplie le risque d?erreur par trois?, affirme un responsable administratif au sein d?une entreprise à Ankorondrano.
La reforme de l?administration fiscale est une des priorités du gouvernement. Elle répond à un objectif précis dont la finalité est d?améliorer les moyens d?approvisionner les caisses de l?État. C?est pour cette raison, par exemple, que les versements au niveau de la recette principale se font désormais quotidiennement. Autrement dit, l?État va faire son état de compte tous les jours.
Assiette fiscale
Côté administratif, les actions menées sont plus compliquées. Le principe consiste à augmenter le nombre de contribuables, l?assiette fiscale en terme technique, tout en gardant un ?il attentif aux déclarations de revenus de ceux qui paient déjà des impôts. C?est à ce titre que l?administration fiscale a été amenée à exiger davantage d?informations de la part des contribuables.
?Nous allons améliorer notre système de suivi. Par conséquent, les recoupements vont être privilégiés?, explique Hanitra Rajaonah, directeur général des impôts. ?La réduction au minimum des possibilités et de toutes formes de fraudes constitue un des piliers de notre stratégie?, continue-t-elle.
Évidemment, ce sont les entreprises qui sont les premières à être concernées par ces actions. Depuis quelques semaines, elles doivent remplir de nouveaux types de formulaires avec des informations extrêmement détaillées et dont l?utilité n?est pas forcément très claire pour la plupart des chefs d?entreprises.
Formulaires
?Certaines questions reviennent plusieurs fois à tel point que, finalement, moi-même, je finis par être embrouillé dans mes chiffres?, affirme Mamy, chef d?entreprise de peinture et qui s?occupe de la comptabilité de sa société.
Cette situation illustre bien un manque de ?compréhension? entre le gouvernement et le secteur privé, à l?exemple du passage à l?ariary. De tel changement touchant de près les entreprises aurait nécessité un débat plus approfondi dont l?objectif serait uniquement de trouver le meilleur profit pour chaque parti.
?Le paiement des impôts et toutes les opérations y afférentes font partie de nos soucis majeurs. Non seulement, c?est une obligation mais une erreur dans les calculs risque à tout moment de se retourner contre nous.?
A long terme, les impacts de ce ?malaise? pourraient être plus graves. Ils pourraient avoir des effets contraires sur le recouvrement des impôts à l?heure où le gouvernement déploie des efforts considérables pour l?améliorer. Cette année, le paiement de l?impôt sur les bénéfices de sociétés au début du deuxième semestre est attendu comme le salut pour les caisses de l?Etat, souffrant d?une insuffisance du recouvrement de taxes au premier semestre.
L?express de Madagascar
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