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La pornographie enfantine connaît des jours heureux en Russie

30 septembre 2005, 20:00

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La Russie possède toujours une législation clémente. Ce pays reste un "espace d'impunité" pour les créateurs, diffuseurs et utilisateurs de sites internet de pornographie enfantine. "La Russie est utilisée comme un espace d'où l'on peut, dans une relative impunité, diffuser sur Internet de la pornographie enfantine, en raison des faiblesses de son code criminel", a dénoncé Elena Mizoulina, juriste au Parlement russe.

Une conférence sur le trafic d'enfants et la pornographie enfantine sur Internet s'est achevée mardi à Moscou. En tapant "pornographie enfantine" sur un moteur de recherche russe on peut être surpris de ce qu?on va découvrir. On tombe sur de nombreux sites, comme "Ecolières nues", "Premiers rapport sexuel de jeunes filles" ou encore "Porno à l'école".

Très peu de coupables sont jugés en Russie. Les peines de prison pour réalisation ou diffusion de pornographie enfantine sont ridicules : six ans au maximum, sauf en cas de forfait par les parents ou des éducateurs, qui risquent huit ans.

"Des peines de misère", selon Elena Mizoulina, spécialiste du traffic d'êtres humains. La Russie n?a pas ratifié le protocole sur la pornographie enfantine de la Convention des droits de l'enfant de l'ONU. "La Russie ne fait malheureusement pas partie des pays à la tête de la lutte contre ce problème", a reconnu Boris Gavrilov, chef-adjoint du service des enquêtes au ministère russe de l'Intérieur.

En six mois, 17 affaires criminelles avaient été ouvertes en Russie pour préparation ou diffusion de pornographie enfantine, contre 30 affaires en 2004.

En 2001 la police russe a saisi plus de 1000 films pornographiques impliquant des enfants. Et pourtant, le problème reste entier. Elena Mizoulina souligne le problème des enfants des rues, qui seraient plus d'un million en Russie. Les enfants livrés à eux-mêmes, vivant en bandes à proximité des gares de Moscou, ne cessent d?augmenter.

Ces mineurs, souvent des enfants d'alcooliques, fréquemment prostitués, sont les premières victimes des réseaux de pornographie enfantine.

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