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Des mesures pour attirer les investisseurs

25 septembre 2005, 20:00

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Le plan de développement 1980-82 accorde la priorité au secteur manufacturier. Avec le logement, il absorbera 40 % des investissements prévus de Rs 7,4 milliards et devant assurer une croissance de 5,3 % par an. Le secteur manufacturier doit, en principe, créer la moitié des 22 600 nouveaux emplois productifs prévus. Des encouragements sont promis aux industriels pour augmenter la compétitivité de la zone franche par rapports aux pays concurrents, géographiquement plus proches des principaux marchés ou mieux approvisionnés en termes de matières premières et d?équipements. En fait, le plan repose essentiellement sur l?espoir que les mesures préconisées parviendront à assurer l?arrivée de nouveaux investisseurs et de capitaux substantiels. Les campagnes promotionnelles seront intensifiées. On espère même pouvoir diversifier la production industrielle. Il ne semble pas qu?on ait, à l?époque, et même après, pensé suffisamment à encourager de façon plus pressante et plus adéquate la réalisation de projets non-textiles par rapport à ceux textiles. Un manque probable de bon sens qui peut coûter cher à l?économie mauricienne d?aujourd?hui. Pensons à certaines tailleries de diamant où l?on s?extasie devant le savoir-faire des Mauriciens. La Chine ne les fait pas peur.

Il est question de troisième étape de notre développement industriel. On vise, en 1980, la haute technologie, l?utilisation optimale des matières premières locales et plus particulièrement des sous-produits de la canne à sucre. Il est déjà fait mention de l?éthanol et même de la construction d?une raffinerie de pétrole, pour créer 300 emplois. Comme quoi, il est plus facile de promettre la gratuité de l?éducation secondaire et du transport scolaire, d?autant plus que ce sont toujours les contribuables et les consommateurs qui paient finalement la note, qu?elle s?élève à plusieurs milliards de dollars ou seulement à Rs 600 millions, du moins à ses débuts.

La raffinerie de pétrole, toujours programmée aux calendes grecques, devait coûter Rs 1,3 milliard à être fourni par des investissements tant locaux qu?étrangers. On prévoit sa construction à Pointe Moyenne, Médine. Comme pour la Vallée de Ferney, on promet de faire de son mieux pour éviter toute forme de pollution. Mais plus la peine de se tourner vers Médine, pour espérer le moindre salut pour notre économie plus précaire que jamais.

La Corporate Tax Holiday Period sera étendue à 20 ans et une formule graduée de taxation sera introduite pour la seconde partie de l?exemption fiscale.

L?exemption de la taxe sur les dividendes payables aux actionnaires demeure inchangée (cinq ans) mais les entreprises peuvent les choisir pendant les dix années d?exemption fiscale accordées.

Pour stimuler l?investissement une allocation sera accordée aux financements initiaux. Le plan propose d?encourager ceux, qui produisent pour le marché local, à exporter leurs produits. Un traitement fiscal approprié pourrait être accordé aux entreprises se mettant ainsi à l?exportation. Un comité veillera au maintien d?un haut niveau de production. Une taxe à la formation sera imposée aux entreprises bénéficiant des certificats de développement. L?argent obtenu alimentera un fonds de formation industrielle. Un bureau central de formation sera mis sur pied. De nouvelles zones industrielles seront créées dans les régions rurales pour décongestionner Port-Louis et les Plaines Wilhems. On espère pouvoir diversifier les marchés d?exportation. Lesquels ? Il suffit d?ouvrir un atlas aux pages consacrées au Moyen-Orient, à l?Asie et à l?Afrique. Un Export Credit Guarantee Scheme sera introduit en 1981 pour stimuler l?exportation.

Le plan n?oublie pas les petites entreprises ni la production artisanale. Il prévoit pour eux un ?Small Scale Industry Bureau? et des mini-zones industrielles. La Banque de Développement leur accordera des prêts jusqu?à Rs 25 000. On espère que les exportations de la zone franche atteindront, en 1982, Rs 875 millions contre Rs 600 en 1979.

Le plan de développement 1980-82 prévoit une expansion modérée du secteur hôtelier et l?arrivée de 140 000 touristes en 1982. Le tourisme est pourtant considéré comme le troisième fournisseur de devises étrangères (Rs 245 m. en 1982 contre Rs 200 m. en 1979). On se contentera d?une croissance de 2,9 %. Ringadoo, étant alors ministre des Finances, les touristes doivent déclarer, à leur arrivée à Maurice, les devises en leur possession, qu?ils pourront échanger chez les personnes agréées. Tout ce qu?il faut pour les mettre de mauvaise humeur, dès leur arrivée. Comme si l?aérogare de Plaisance ne suffit pas à cela. Une aide gouvernementale est promise à la construction de petits hôtels. ?Small is beautiful !? Le secteur privé sera encouragé à participer aux campagnes promotionnelles. On promet, enfin, d?aménager les plages publiques afin qu?elles disposent des aménités de base. Qui dit plan et promesses, dit patience !

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