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Chelsea seul au monde
Le championnat d?Angleterre n?est pas encore joué, mais ça en prend le chemin. Pendant que Chelsea, bien que mis sous pression par une généreuse équipe d?Aston Villa, décrochait, hier soir, à Stamford Bridge, sa septième victoire en autant de sorties, 2-1, ses principaux rivaux dans la course au titre affichaient, eux, d?inquiétantes limites.
Manchester United, battu contre toute attente par Blackburn Rovers 2-1 à Old Trafford, suit désormais à dix points. C?est encore pire pour Arsenal, incapable d?aller gagner à West Ham, 0-0, et qui accuse maintenant un retard de onze points. Quant à Liverpool, n?en parlons pas. Les Reds ont une nouvelle fois confondu vitesse et précipitation à Birmingham, où ils ont évité de justesse la défaite, 2-2. Un résultat qui les maintient dans la deuxième moitié de tableau, à quatorze points de Chelsea, mais avec toutefois deux matches en main.
L?hécatombe des grosses cylindrées ? et le mot n?est pas trop fort ? permet à l?étonnant Charlton Athletic de se positionner comme le seul dauphin de Chelsea. Les Addicks d?Alan Curbishley sont allés gagner 2-1 à West Brom, leur cinquième victoire de la saison. Ils accusent toujours six points de retard sur les Blues avec toutefois un match en main.
Si Chelsea a réussi la très belle affaire de cette septième journée, le champion d?Angleterre en titre ne peut toutefois nier qu?il s?est drôlement fait peur à Stamford Bridge, où Moore a non seulement ouvert le score pour Aston Villa (44e), mais est surtout devenu le premier attaquant à tromper la vigilance de Petr Cech cette saison.
Quand le collectif de Chelsea s?enraye, ce sont les individualités qui font la différence. C?est ainsi que Frank Lampard, qui a pris la bonne habitude d?être le pompier de service en cas de besoin, a su, à lui seul, renverser la tendance. En égalisant d?abord sur coup franc peu avant la pause (45e), puis en donnant la victoire aux siens sur penalty à un quart d?heure de la fin (76e).
<B>Seul Charlton résiste</B>
Un chef de file comme Lampard, c?est peut-être précisément ce qui manque à Manchester United. À Old Trafford, où ils recevaient Blackburn, les Diables rouges n?ont pas su faire preuve d?originalité pour renverser une situation compromettante.
Résultat des courses, ils se sont fait surprendre comme des débutants, 2-1, par des Rovers qui, pourtant, n?ont franchement pas l?habitude de revenir comblés de leurs déplacements aux quatre coins d?Angleterre. Leur victoire d?hier, inspirée par un Morten Pedersen euphorique, auteur d?un doublé (33e, 82e), va peut-être les aider à se sublimer davantage.
« Si nous n?arrivons pas à battre Blackburn, nous ne serons pas champions d?Angleterre ». Paul Scholes ne croyait pas si bien dire. Bien plus que les trois points, c?est surtout sa sérénité que Manchester United a perdu hier. Le seul point positif d?hier, vu de la fenêtre mancunienne, c?est que Ruud van Nistelrooy, auteur de l?égalisation (67e), a pris la tête du classement des buteurs avec cinq réalisations.
Sans Patrick Vieira, parti à la Juventus, sans Thierry Henry, Dennis Bergkamp et Robert Pirès, blessés, Arsenal n?est plus Arsenal. On en a eu une nouvelle fois la preuve hier à Upton Park, où les Gunners ont rendu une bien fade copie face à leurs voisins de West Ham. Bien plus encore que mettre en évidence les faiblesses de la bande à Wenger, le 0-0 qui a sanctionné le débat est venu souligner la crédibilité et le sérieux des Hammers, bien partis pour se maintenir en Premier League.
Liverpool, de son côté, apprendra à ses dépens que dominer n?est pas gagner. Opposés à Birmingham, qui les avait battus deux fois la saison dernière, les Reds ont évité de justesse la correction.
Djibril Cissé a donné à Rafael Benitez de bonnes raisons de croire que sa place n?est pas sur le banc de touche mais sur le terrain. L?attaquant français, entré en seconde période, a, en effet, multiplié les bons coups en fin de match, et ce n?est que justice si c?est lui qui a offert le point du match nul à son équipe en égalisant, sur penalty, à six minutes de la fin. Un penalty, précisons-le, né d?une faute de main dans la surface de Neil Kilkenny, lequel a été expulsé sur ce coup-là, ce qui a contraint Birmingham de terminer la partie à dix.
Pour Charlton, jouer loin de The Valley n?est vraiment pas un problème. Les Addicks ont ramené de West Brom, hier, leur quatrième victoire en autant de déplacements, ce qui n?est pas rien, 2-1. L?international anglais Marcus Bent n?a pas marqué, la lumière étant cette fois venue de l?ancien Red, Danny Murphy, auteur d?un doublé (9e, 31e).
Pour le reste, Michael Owen a inscrit, hier, son deuxième but sous le maillot de Newcastle, offrant aux Magpies une petite mais précieuse victoire face Manchester City, qui leur rendait visite à St-James Park, 1-0. Everton, de son côté, s?enfonce dans la crise. Les Toffees ont été battus 1-0 à Goodison Park par le néo promu Wigan Athletic. En cas de victoire de Sunderland demain à Middlesbrough, ce qui n?est pas impossible, Everton sera la nouvelle lanterne rouge de la Premier League, ce qui n?était pas arrivé depuis des lustres.
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