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La science du badminton

24 septembre 2005, 20:00

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De Rose-Hill aux laboratoires de l?Imperial College de Londres, Reaz Vawda, 30 ans, peut se vanter d?avoir réalisé son rêve de toujours. Fasciné par la neurologie, cet ancien joueur de la sélection nationale de badminton, est sur le point de décrocher son doctorat en science neurologique.

« Mes recherches sont surtout axées sur la regénération cérébrale », s?empresse-t-il de dire.

Actuellement en vacances à Maurice, Reaz Vawda a aussi une autre passion : le badminton. « Avez-vous eu l?occasion de visiter notre site web, www.londonbadminton.org ? », nous demande-t-il avant même que nous ayons eu l?occasion de l?interroger sur sa carrière de joueur.

Reaz Vawda, qui ne s?est jamais éloigné des courts de badminton malgré les exigences de ses études, est fier de son nouveau projet. Avec des amis, il a lancé en août dernier le « London Badminton Initiative », qui offre aux joueurs londoniens et d?autres régions de l?Angleterre la possibilité de s?entraîner en simple et double et aussi de disputer des compétitions à l?étranger.

« À Londres nous avons très rarement des compétitions de simple. L?accent est mis sur les épreuves de double. Les joueurs restent donc, souvent sur leur faim. Le London Badminton Initiative a justement pour objectif de leur permettre de s?entraîner ensemble ne serait-ce que pour quelques jours. Ils sont assistés par deux entraîneurs qualifiés. Nous nous chargeons également des modalités pour la participation des joueurs à des compétitions internationales », explique Reaz Vawda.

Il faut sauver la flore mauricienne

C?est par ce moyen qu?il arrive ainsi à garder contact avec le haut niveau.

« J?aime jouer. Grâce à ce projet j?ai l?opportunité de côtoyer des joueurs de haut niveau. Il n?est, donc, pas question de songer à une éventuelle reconversion », lâche-t-il avec un large sourire.

Même s?il était absent du pays pendant pratiquement une décennie, c?est avec grand plaisir qu?il a retrouvé ses anciens camarades d?entraînements, Stéphane Beeharry et Eddy Clarisse.

« J?étais à Maurice en décembre dernier. Cela m?a fait plaisir de revoir Stéphane Beeharry et surtout de le battre », rigole-t-il.

Toutefois, cette année, il n?a pu se rendre régulièrement au Centre national de badminton. Ce depuis son arrivée le 2 septembre dernier. Quoi que dit-il : « On me verra tous les jours au centre à partir de demain (NdlR : samedi dernier) ».

De petite taille, Reaz Vawda était surtout très connu pour ses smashes foudroyants et sa mobilité sur le court.

« J?avais réalisé ma meilleure performance juste avant mon départ. J?avais atteint une finale nationale. Je me souviens avoir perdu contre Stéphane Beeharry », raconte-t-il.

Dix ans après, Reaz Vawda constate avec regret, que les jeunes ne nourrissent plus cette même passion pour le badminton. « They don?t have the same ambition and fighting spirit », estime-t-il. Que Eddy Clarisse continue à dominer la scène locale, malgré ses 33 ans, est inacceptable, estime-t-il.

Le sport n?est pas la seule passion de ce scientifique. Une visite au musée de Port-Louis lui a suffi pour se rendre compte du peu d?intérêt qu?accorde l?île Maurice dans la préservation de sa flore et sa faune.

« Suite à quelques recherches que j?ai entreprises sur l?internet, j?ai eu la désagréable surprise d?apprendre que Maurice est le troisième pays au monde dont la flore et la faune est en danger. J?ai également recontré des gens de l?université de Maurice et de certaines ONG. Ils m?ont tous fait comprendre que très peu d?intérêt est accordé à ce sujet. J?ai des collègues chercheurs à Londres qui sont disposés à travailler avec les institutions mauriciennes. J?essaierai de faire la liaison entre eux et Maurice », dit-il.

Reaz Vawda regagnera Londres ce samedi ??? afin de compléter son Phd en science neurologique. Quant à ses projets futurs, il nous confiera : « Il n?est pas certain que je rentre après mes études car à ma connaissance il n?existe aucun centre, du moins pour l?instant, où je pourrais poursuivre mes recherches sur la regénération cérébrales ».

Même si Maurice ne pourra bénéficier de sa formation, une chose est sûre, il fait la fierté de notre patrie.

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