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“J’avais besoin de changer d’air”
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“J’avais besoin de changer d’air”
● <B>Beaucoup de gens ne comprennent pas votre décision de quitter le centre de Dakar… </B>
— Cela fait 8 ans que je suis basé à Dakar, soit depuis sa création. Au bout de ses huit longues années, j’ai acquis beaucoup d’expérience, et j’ai beaucoup progressé. Mais, après tout ce temps passé là-bas, cela commençait à devenir monotone.
● <B>Est-ce que votre saison mitigée est à l’origine de cette soudaine décision ?</B>
— Non, ce n’est pas du tout le cas. Il est vrai que cette saison n’a pas été aussi brillante que mes précédentes, mais ce n’est pas ce qui m’a poussé à quitter le CIAD. C’est principalement la monotonie, mais il y a aussi autre chose.
● <B>Autre chose...?</B>
— Oui, depuis quelque temps, je travaille seul à Dakar, ce qui est la pire des choses, surtout durant la préparation. Je peux dire que, depuis le départ du Zimbabwéen Talkmore Nyangani, je n’ai plus de “sparring-partner” à l’entraînement. Il n’y a personne au Centre qui ait les mêmes bases et sur qui je peux m’appuyer à l’entraînement .
● <B>Vous retournez donc au Racing Club de France où vous êtes licencié depuis 1998. C’est d’ailleurs sous ses couleurs que vous faites vos premiers pas au niveau international...</B>
— Oui, le Racing c’est ce qui m’a propulsé vers le haut niveau. Grâce à des compétitions du genre interclubs, j’ai beaucoup progressé, et mon premier record de Maurice, je l’ai réalisé alors que je portais les couleurs du club. Ce club est un monument pour moi.
● <B>Donc votre nouveau choix ne vous a pas posé de problèmes ? </B>
— Non. Depuis le temps je connais comment cela fonctionne, et je suis sûr de m’adapter .
● <B>Au Racing, vous retrouverez le Dr Hervé Stéphan, celui qui vous a propulsé au plus haut niveau. Est-ce cela qui vous a davantage motivé ? </B>
— Hervé est le coach par excellence du Racing, et il est celui qui s’occupe des sprinteurs. Il a toujours été là pour m’aider, même quand il avait quitté le centre. Je pense que je vais être à l’aise avec lui à mes côtés. J’ai déjà travaillé sur son programme, il me connaît très bien, l’adaptation se fera sans problème. D’ailleurs, cette saison, il m’a beaucoup aidé avec mon programme d’entraînement.
● <B>Il y a des rumeurs qui courent que vous allez passer sous les couleurs françaises…</B>
— Pas du tout, je suis et resterai Mauricien. Il y aura un seul changement, c’est que mon camp de base sera le Racing Club de France à Paris, et non le Centre International d’Athlétisme de Dakar au Sénégal. Je serai toujours le même Eric Milazar.
● <B>Maintenant c’est presque un nouveau départ dans votre carrière…</B>
— D’abord, j’attends que mes démarches aboutissent, puis je mettrai le cap vers Paris à la fin du mois. Mais, avant de penser à Paris, les choses sérieuses commencent déjà, le 25 septembre, car je vais commencer ma préparation à Maurice, avec les traditionnelles séances hors-pistes.
● <B>Et la saison prochaine?</B>
— Il y aura deux gros objectifs pour la saison prochaine, les Jeux du Commonwealth en mars 2006, mais surtout les Championnats d’Afrique qui auront lieu à Maurice en août 2006. J’ai trois titres de champion d’Afrique à défendre, mais, surtout, je veux faire plaisir au public mauricien.
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