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Les ACP discutent de l?avenir de leur sucre au Kenya
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Les ACP discutent de l?avenir de leur sucre au Kenya
De Bruxelles à Kisumu, les précoccupations ont le même goût. Au Kenya, s?ouvre aujourd?hui la 9e conférence ministérielle spéciale des pays du groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) sur le sucre.
Avec le bouleversement à venir dans le marché traditionnel qu?est l?Europe, les pays producteurs de sucre, tel Maurice, s?attellent à dégager un plan d?action pour la promotion d?un développement soutenu des industries sucrières au sein des ACP.
Le document final, résumant les délibérations, définira les stratégies des ACP dans de multiples aspects de l?industrie : la réforme du régime sucrier, le protocole et la négociation des partenariats stratégiques, les mesures d?accompagnement proposées par l?Union européenne, la conférence de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) et la coopération interne.
La délégation mauricienne, menée par le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell (porte-parole des ACP), est composée de l?ambassadeur Satiawan Gunessee, du directeur de la Mauritius Sugar Authority, Gowrisunkur Rajpati, du secrétaire général de la Chambre d?agriculture, Jean Li Yuen Fong et du directeur du Syndicat des sucres, Jean-Noël Humbert.
Vendredi, Gowrisunkur Rajpati interviendra sur les préférences de longue date dans le contexte des négociations de l?OMC sur l?agriculture. Dans l?après-midi, l?ambassadeur mauricien à Bruxelles fera un exposé sur le Protocole sucre et les négociations de partenariats économiques.
Dès cet après-midi, les ACP connaîtront de vive voix les intentions précises de l?Union européenne à l?approche du moment décisif d?adopter le plan de réforme.
Les intervenants sont les commissaires Mariann Fischer Boel et Louis Michel, ainsi que le président du comité parlementaire sur l?agriculture et le développement rural, Joseph Daul. Dans une récente intervention devant le Parlement européen, Mariann Fischer Boel, qui pilote la réforme, a maintenu la baisse du prix du sucre à 39 %. ?Si nous voulons d?un plan de restructuration efficace, gérer les importations sans une perturbation majeure ou imposition des quotas, le tout revient à la même question, fixer le bon prix.?
En contrepartie, le Parlement européen, à travers les travaux du comité présidé par Joseph Daul, prône une réforme moins douloureuse étalée sur une période plus longue.
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