Publicité

Contrer le terrorisme et la criminalité organisée

11 août 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le capitaine Mahamoud Fakridine Mradabi, patron de la Direction nationale de la documentation et de la protection de l?Etat (DNDPE), instituée en mai dernier par décret présidentiel, s?est félicité du ?bon déroulement des travaux?, preuve selon lui que ?La DNDPE a été à juste titre désignée par l?atelier comme ?le point focal national? chargé du suivi de la mise en ?uvre des instruments universels contre le terrorisme et du plan d?action validé par l?atelier. Le capitaine Mahamoud Fakridine aura notamment la mission de veiller à l?élaboration des rapports dus aux comités du Conseil de Sécurité en vertu des résolutions 1267,1373, 1540.

Présent à l?atelier, le Procureur général, Jaffar Ahmed Said, affirme que ?sur les douze conventions visées, quatre seulement restent à ratifiées par les Comores?. Il indique que ?deux importants projets de lois seront soumis prochainement à l?Assemblée nationale pour adoption, l?un contre le terrorisme en général et l?autre contre la criminalité dans le monde et dans la région?.

L?Union des Comores s?est engagée à ratifier avant le 31 décembre 2005, cinq conventions et protocoles pour la prévention et la répression du terrorisme notamment celles relatives à ?la protection physique des matières nucléaires? et ?la répression des actes illicites de violence dans les aéroports servant d?aviation civile internationale?.

Pour les observateurs, cet engament des Comores serait le fruit de la collaboration initiée en 2003 avec les Etats-Unis, grâce à la reprise de la coopération militaire, dans la lutte contre le terrorisme et la recherche active d?un terroriste de nationalité comorienne, présumé auteur des attentats de Nairobi et Dar-es-salam.

L?Etat comorien a démontré sa volonté à s?associer à la lutte contre le terrorisme en fermant la représentation à Moroni de l?organisation humanitaire saoudienne ?Al-haramain?, soupçonnée de soutenir certains milieux activistes, malgré la réalisation de nombreuses infrastructures sociales dans le pays.

Le ministre de la défense et de la sécurité, Abdou Madi Mari, a souligné que ?le gouvernement de l?Union va ratifier avant la fin de l?année, les protocoles additionnels et conventions des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée?. Il s?agit de protocoles visant à ?prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier les femmes et les enfants? ou contre ?le trafic illicite des migrants par terre, air et mer?, et enfin le protocole contre ?la fabrication et le trafic illicites d?armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions?.

<B>Adoption de nouvelles lois</B>

Des engagements fermes ont été pris dans le cadre de cet atelier notamment l?incorporation dans la législation interne, avant le 31 décembre de cette année, des infractions et dispositions relatives à la compétence des instruments universels contre le terrorisme et avant le 1er septembre 2005, le Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations Unies recevra le deuxième rapport de l?Union des Comores.

En contrepartie, l?Union des Comores demande à l?Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudic) un appui technique et logistique destiné à la formation des praticiens nationaux en matière de coopération internationale et ?pour l?élaboration d?une loi relative à l?extradition et l?entraide judiciaire?.

L?Union des Comores, projette d?organiser à Moroni, un atelier régional regroupant les Etats membres de la Commission de l?océan Indien, ?pour renforcer leur coopération judiciaire en matière pénale.?

Un état des besoins en assistance technique de l?Union des Comores a été élaboré et touche des domaines variés tels que ?le contrôle des frontières, l?amélioration de registres de l?Etat civil, la fixation des normes minima pour la délivrance des pièces d?identité et de documents de voyages??

Une motion de soutien des députés de l?assemblée nationale apporte ?son appui aux conclusions de l?atelier? et rassure l?exécutif de l?examen rapide et l?adoption des lois sur le terrorisme dans les délais prévus.

<I>Comores infos</I>

<B>Epidémie de rougeole</B>

Une épidémie de rougeole sévit aux Comores depuis quelques semaines. Le nombre de cas détectés sur l?ensemble du territoire national est de 863. C?est l?île d?Anjouan qui est la plus durement touchée. La maladie est mortelle et sa propagation pourrait, selon la vice-présidence chargée de la Santé, causer des pertes humaines et socio-économiques incalculables. Les enfants sont les plus exposés à la maladie ; d?où l?urgence de les vacciner très vite avant qu?il ne soit trop tard. A Mohéli, 82 % des personnes atteintes sont des enfants de moins de quinze ans. La maladie couve à Mohéli depuis mars. En juin, un cas de rougeole aurait été détecté chez un enfant de quatorze ans non vacciné. Et les autorités nationales ont vite actionné la sonnette d?alarme. L?Unicef et l?OMS, en étroite collaboration avec les autorités nationales et régionales, ont dépêché des équipes techniques dans les îles pour une évaluation de la situation. Les conclusions de ces missions confirment l?existence d?une épidémie de rougeole. Parmi les recommandations formulées pour la gestion et la prise en charge de la maladie, il y a le renforcement de la surveillance épidémiologique dans toutes les formations sanitaires, le respect de protocole de traitement des cas et une meilleure campagne d?information à l?intention de la population, spécialement par rapport à l?intérêt de la vaccination et la fréquentation des formations sanitaires.

<I>Comores infos</I>

Publicité