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Sur les pas de Magali
Silhouette longiligne, tout en finesse, Magali Virasamy, 1 m 78, nous rejoint en quelques pas gracieux. Tout chez elle respire le mannequin, de ses vêtements choisis avec soin – top fashion noir et longue jupe blanche – assortis aux chaussures à talons et au maquillage discret et impeccable. « Je suis consciente de l’image que je donne de moi en tant que mannequin. C’est quelque chose qui fait partie de ma personne. »
Petite, Magali était très coquette. Elle adorait s’habiller, avoir un look. Puis, en grandissant, elle l’est devenue moins. Les complexes ont pris le dessus. Grande, plate et maigre, au collège, on se moquait d’elle et on la surnommait « plancheà-pain ». Du coup, la pauvre ne sortait pratiquement plus, et ne savait plus vraiment quoi se mettre sur le dos.
À 14 ans, poussée par sa tante qui la voit bien en mannequin, elle se rend dans une agence. Sa candidature n’est toutefois pas acceptée. C’est un véritable coup dur pour l’adolescente qui ne veut plus entendre parler de mannequinat.
Mais à 17 ans, poussée une fois de plus par sa tante, elle se présente au casting de Madison océan Indien… à contre-cœur. « J’avais envoyé la fiche de participation et des photos de moi à la dernière minute ; je me disais que je n’allais sûrement pas être retenue. Et je l’ai été, à ma grande surprise ! »
Le jour J, elle se rend au Domaine-les Pailles en jeans, baskets, et à peine maquillée. « Ça a été le choc, il y avait au moins trois cents filles et presque toutes bien ha-billées et maquillées. Et là, j’ai eu envie de rebrousser chemin. » Passé ce moment de panique, elle s’accroche et est retenue parmi une vingtaine de candidates.
Pendant les deux jours de répétitions avant le grand défilé, Magali apprend à marcher. Elle est prise en mains par des coiffeurs et des maquilleurs professionnels. « J’ai vraiment apprécié cette expérience. D’autant que j’avais participé davantage pour le fun et pour connaître ce monde. Ce qui fait que j’étais moins stressée. Cela m’a aussi permis de me rendre compte qu’il y avait pas mal de filles qui étaient maigres comme moi. » Et sans vraiment réaliser ce qui lui arrive, Magali se retrouve parmi les 12 finalistes. « Le concours a été un tremplin pour moi. Il m’a aidé à être moins complexée et plus sûre de moi », souligne la jeune fille.
Aujourd’hui, à 21 ans, Magali défile régulièrement pour une agence, au moins quatre fois par semaine dans les hôtels.
De temps en temps, elle est hôtesse dans des supermarchés. « Parfois, j’ai un emploi du temps très chargé. C’est le rush entre mes journées dans les supermarchés et mes défilés le soir. Ce n’est pas un métier de tout repos ; on a parfois de longues répétitions avant les défilés. On doit aussi pouvoir s’adapter aux chorégraphies, ce qui n’est pas toujours évident. »
Bien qu’elle ait le mannequinat dans la peau, elle confie qu’on ne peut faire carrière dans ce métier à Maurice. On peut tout au plus en faire un deuxième métier. « Cependant, être mannequin m’a permis de découvrir un autre monde, celui de la mode, du cinéma, et de la photographie, de visiter de grands hôtels, de rencontrer des gens hors du commun. C’est une expérience formidable que d’avoir des castings pour des films ou des photos. On se sent un peu comme une princesse. » Mais la princesse qu’elle est n’oublie pas qu’il est important de garder fermement les pieds sur terre et de rester soi-même.
<B>Magali autrement</B>
Elle a passé toute son enfance au Congo, d’où son délicieux accent. Elle tient sa minceur de sa mère – elle peut tout manger sans prendre une once de graisse – et sa taille de son père. Elle a obtenu son HSC l’année dernière et attend de partir l’année prochaine à la Réunion pour des études en arts plastiques. Quand elle ne travaille pas, Magali dessine. Surtout le corps de la femme qu’elle trouve harmonieux. Elle en profite également pour constituer son portfolio. La jeune fille se décrit comme quelqu’un de posé, réservé et zen.
<B>Ses conseils</B>
■ Surtout ne lâchez pas l’école pour devenir mannequin. Les études sont prioritaires.
■ Méfiez-vous des gens mal intentionnés qui vous approchent pour devenir mannequin. N’allez jamais seule à des interviews ; soyez accompagnée d’un proche. Le mieux, c’est de se diriger toujours vers des agences reconnues.
■ Ne vous laissez pas abuser par les clauses d’un contrat. Faites-le lire par un avocat ou une personne avisée avant de le signer.
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