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Adriano dans la pure tradition brésilienne
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Adriano dans la pure tradition brésilienne
Le phénomène Adriano c?est pas du pipo ! Ça fait des mois qu?on en parlait, en long en large et en travers, qu?on relatait ses exploits avec l?Inter Milan et qu?on décortiquait son formidable potentiel dans les médias.
Mais on attendait de le voir en sélection pour le croire? Il fallait sortir Adriano du contexte du Calcio et le voir évoluer sans ses Nerazurri, loin de San Siro où il a pris ses habitudes et où on ne joue que pour lui. Là où il a notamment réduit l?ancien buteur de renom Christian Vieri au rôle de pâle figurant du banc de touche.
Mais Adriano n?est pas homme à faire durer le suspense? Un seul match avec le Brésil a suffi à tout démontrer, tout justifier. En fait, un seul geste ? sublime ? a suffi pour tout voir. Ne plus douter. Juste apprécier.
On joue la 41e minute, de ce Brésil-Grèce tant attendu, parce que c?est la guerre des mondes entre des champions du monde adulés et des champions d?Europe peu reluisants que beaucoup détestent, après leur tour de force tactique mais soporifique de l?Euro 2004.
À cet instant du match, les super stars brésiliennes dansent sur tous les côtés du terrain et la formation héllène d?Otto Rehhagel a du mal à contenir les brûlants techniciens, qui font chuter l?adversaire à chaque déhanchement, à chaque feinte du corps.
Et puis, l?artiste Adriano a surgi au moment où on s?y attendait le moins. Sur une action côté droit, il crochète son vis-à-vis et décoche un tir en pivot extraordinaire de 30 mètres dans un angle
IM-PO-SSI-BLE ! Le portier grec Nikopolidis, interloqué devant tant de culot et, comme tous les spectateurs, se rend compte trop tard de ce qui va arriver? Il se détend désespérément mais est battu. Quel but !
<B>Ronaldo a-t-il encore sa place dans cette équipe ?</B>
L?un des buts de l?année sans doute. On n?a pas fini d?en parler? Et dire qu?Adriano n?avait pas disputé la finale retour de la Coupe d?Italie Inter Milan - AS Roma, la veille, parce qu?il était ? officiellement ? blessé? Mais il est vrai que ce diable d?Adriano avait déjà offert la Coupe à son club dès le match aller en s?offrant un joli petit doublé, dont une nouvelle frappe monstrueuse de 30 mètres.
De mémoire, on se rappelle aussi d?une « action de folie » il y a quelques jours lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, à l?occasion du choc Argentine-Brésil (3-1). La Seleçao menée au score avait soudain appuyé sur l?accélérateur en seconde période et fait reculer les Gauchos, lorsque Adriano se lança dans un raid phénoménal, passant en revue ses opposants argentins un par un, comme s?ils dribblaient des mannequins à l?entraînement, avant d?effectuer un tir qui ricochait sur les deux montants avant de ressortir?
Ce jour-là, le Brésil avait été tellement bon qu?il aurait pu revenir à 3-3 sans crier au vol. On comprend mieux pourquoi Ronaldinho et ses pairs rêvent de croiser à nouveau la route de l?Argentine à la Coupe des Confédérations?
Si certains fans du Brésil redoutaient que l?absence de Ronaldo en sélection (volontairement écarté par le sélectionneur afin qu?il puisse régler ses problèmes personnels, notamment sentimentaux?), ne handicape la Seleçao, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles !
D?ailleurs, on se demande même si l?ancien Fenomeno de l?Inter Milan et du Barça a encore sa place dans l?équipe actuelle où Robinho, Ronaldinho et Kaka mettent le feu et où Juninho réussit enfin en sélection les frappes somptueuses sur coup franc qu?il marque régulièrement en club, avec Lyon?
Surtout qu?Adriano allie la fraîcheur et la fougue de sa jeunesse, à sa technique, sa puissance et sa frappe de balle lumineuse. Ses slaloms culottés dans une forêt de défenseurs nous rappellent exactement le Ronaldo irrésistible d?avant la Coupe du monde 1998. Le même style, sauf que monsieur Adriano doit éviter d?être un feu de paille comme Denilson? Romario, Bebeto et Ronaldo ont certainement trouvé leur héritier.
<B>Le casse-tête du sélectionneur Pareira</B>
Le sélectionneur brésilien Carlos Alberto Parreira a déclaré que le potentiel meurtrier dont dispose le Brésil en attaque lui pose problème à moins d?un an de la Coupe du monde. « Je ne peux jouer qu?avec deux joueurs devant et je dois choisir parmi cinq gars », a déclaré un Pareira souriant après que son équipe a écarté la Grèce 3-0 en match d?ouverture de la Coupe des Confédérations jeudi. « C?est un grand casse-tête, mais je vais devoir le résoudre. » Robinho et Adriano ont fait forte impression, Ronaldinho est toujours aussi fort, Ronaldo n?est pas là, Juninho a fait bonne impression? Bon courage monsieur Parreira !
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